Le document, baptisé "Déclaration du Caire", a condamné les actes israéliens au détriment des intérêts des Palestiniens, dont les "massacres" en territoires palestiniens, le blocus imposé sur la bande de Gaza, les travaux près de la mosquée Al-Aqsa et les colonies sur les territoires occupés palestiniens.
La déclaration a appelé les Nations Unies et la communauté internationale à exercer une pression sur l'Etat hébreu pour qu'il arrête ces pratiques, réclamant la libération du président du Conseil législatif palestinien, Abdel-Aziz Dowaik, et celles d'autres députés palestiniens détenus par Israël.
De surcroît, les participants ont fait part de leur soutien à l'Initiative arabe visant à résoudre les conflits israélo-arabes.
Ils ont salué la décision du président égyptien, Hosni Moubarak, d'ouvrir le point de passage de Rafah afin de faciliter l'accès des Palestiniens à l'Egypte pour se procurer des produits de première nécessité, ainsi que son appel à un dialogue au Caire entre le Hamas et le Fatah.
Les députés islamiques ont rejeté une résolution du Parlement européen sur les droits de l'Homme en Egypte, arguant qu'il s'agit d'une ingérence dans les affaires intérieures de l'Egypte.
Sur le plan de la situation en Irak, ils ont exhorté les pays membres de l'OCI à soutenir les efforts du gouvernement irakien d'apporter la paix et la stabilité dans ce pays ravagé par la guerre.
La déclaration a aussi dénoncé l'interférence tant régionale qu'étrangère dans les affaires intérieures du Liban, appelant à la solidarité les parties prenantes libanaises vers le règlement de l'actuelle crise politique.
En ce qui concerne la situation au Soudan, les députés ont apprécié la politique de dialogue et de négociation adoptée par le gouvernement soudanais avec les rebelles, demandant à ceux du Darfour de se conformer à l'accord d'Abuja conclu en 2006 afin de réaliser la paix dans la région.
De plus, ils ont exprimé leurs préoccupations vis à vis de la situation en Somalie, où les conflits armés sont montés d'un cran.
Quant à la question iranienne, les parlementaires ont réaffirmé le droit des pays islamiques, dont l'Iran, de développer la technologie nucléaire pour des utilisations pacifiques dans le cadre du Traité de non-prolifération, s'opposant à l'accroissement des pressions et des menaces contre le dossier nucléaire iranien.
En outre, la déclaration a invité les membres de l'OCI à faire des efforts pour promouvoir la coopération économique.
Dans un message adressé à l’ouverture de cette conférence, lu en son nom par le Premier ministre égyptien, Ahmed Nadif, le Président égyptien, Hosni Moubarak a appelé à oeuvrer pour faire face aux défis et à adresser un message explicite à la communauté internationale, selon lequel il n'est pas permis de viser l'Islam.
"Le monde islamique refuse qu'on porte préjudice à l'Islam et aux musulmans", a dit M. Moubarak, invitant à un dialogue équilibré entre les civilisations en vue de réaliser la justice et la stabilité dans le monde.
Il a également appelé à renforcer la coopération entre les Etats islamiques pour un meilleur avenir de leurs peuples, mettant l'accent sur la nécessité pour ces Etats de trouver une solution équitable au conflit israélo-palestinien dans le but de rendre justice au peuple palestinien et lui permettre de créer son propre Etat indépendant avec Al-Quds comme capitale.
Pour sa part, le secrétaire général de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu a exprimé le vœu de son organisation de voir l'UPMOCI combler le vide au niveau des institutions législatives et de la coordination des législations dans les domaines économique, social et politique.
Il a salué les efforts déployés par l'UPMOCI visant à consacrer la démocratie et la liberté d'opinion et d'expression et de garantir la participation des peuples dans l'élaboration des décisions qui concernent leur destin.
Il a, aussi, exprimé le souhait de l'OCI au sujet de l'exécution du plan décennal de développement adopté par le dernier Sommet islamique de la Mecque.
L’Union des Parlements des pays membres de l’OCI a été crée à Téhéran en 1999. Il compte, à ce jour, 50 pays musulmans après l’adhésion de la Somalie et de l’Afghanistan à l’occasion de cette session. Le Comité exécutif de l’Union organise des réunions semestrielles alors que cette dernière organise des Conférences biennales.
Source: IINA