Samedi, l'archevêché de Canterbury a tenté d'éteindre cette polémique en expliquant ses propos. Sur son site web, Rowan Williams a même publié un texte en ce sens.
Jeudi dernier, il a indiqué que l'adoption de certains aspects de la loi islamique au Royaume-Uni était inévitable.
Il estime que les Britanniques doivent entrevoir la loi islamique avec ouverture d'esprit. De plus, il juge qu'il est possible de parvenir à un « arrangement constructif » sur certains sujets.
Par ailleurs, il a souligné qu'il n'y a pas de place pour les châtiments extrêmes et la discrimination envers les femmes au Royaume-Uni.
Ces propos avaient immédiatement déclenché de vives réactions, y compris du côté du premier ministre britannique Gordon Brown. Au moins deux membres du synode général ont réclamé la démission de Rowan Williams, tandis que le tabloïd The Sun a lancé une campagne auprès de ses lecteurs pour obtenir son départ.
L'évêque de Rochester, Michael Nazir-Ali, qui a des liens avec la chrétienté et l'Islam, et l'évêque de Southwark, Tom Butler, ont fait part de leurs inquiétudes après ces propos. Ce dernier a souligné que l'archevêque avait mis le pied dans un véritable « champ de mines », mais soulevé néanmoins des questions légitimes.
Source: radio-canada