Le porte-parole de Gordon Brown a souligné que Rowan Williams a clarifié ses commentaires et les a remis "dans leur contexte".
"M. Brown croit que la législation religieuse doit être subordonnée à la loi britannique", a-t-il ajouté. Pour le Premier ministre britannique, l'archevêque Rowan Williams est un homme d'une "grande intégrité".
Le chef de la Communion anglicane - qui a provoqué un tollé en proposant la semaine dernière d’intégrer certains aspects de la charia, la loi islamique, dans le système juridique britannique – doit prochainement s'adresser au synode général de l'Eglise d'Angleterre. Des membres du synode ont demandé sa démission.
Tout en ne demandant pas sa démission, son prédécesseur à la tête de l'Eglise d'Angleterre, Lord Carey, a critiqué dimanche la proposition de Rowan Williams. Selon le journal "The Times", Gordon Brown a téléphoné à l'archevêque anglican pour l'encourager à clarifier ses remarques, car il pense qu'elles peuvent avoir été mal interprétées. Le chef de l'Eglise entretient des rapports assez étroits avec le Premier ministre.
Mais les observateurs notent que la confiance dans le "leadership" du Primat de l'Eglise anglicane a fortement baissé. Ses propos sur la charia continuent de provoquer le tollé en Grande-Bretagne, tant dans les milieux politiques que religieux. Ils suscitent un débat passionné sur la tolérance religieuse.
Primat de la Communion anglicane mondiale, Rowan William a tenu ses propos tout d’abord lors de l’émission de radio "The World at One", sur la BBC, le 7 février, puis il les a développés lors d’une conférence donnée à Londres. Il a proposé d’intégrer dans le droit britannique une petite partie de la charia, qui est elle-même une partie du droit islamique fondée sur les textes du saint Coran mais pas codifiée.
Source: Apic