L’essentiel des marchés financiers concernent le Golf Persique. L’Asie, l’Europe et l’Amerique du Nord sont séduits.
« La finance islamique est en pleine expansion », déclare Anouar Hassoune, analyste chez Standard & Poor’s .
Le marché très rentable qui atteint 300 milliards de dollars attire les banques sur des produits encore peu concurentiel.
Depuis peu même les banques occidentales comme HSBC ou la Citigroup proposent des «produits islamiques ».
A côté des banques islamiques « historiques » (Al Rajhi Bank, Kuwait Finance House, Dubai Islamic Bank, Bank Al Jazira, etc.) sont apparus des établissements nouvellement « convertis » ou des « start-up » (Al Masref, Al Rayyan Bank...). Récemment deux banques dédiés aux produits financiers respectant la Charia ont ouvert à Londres, Islamic Bank of Britain et European Islamic Investment Bank.
Cette finance est née il y a trente ans, lors de la première crise pétrolière. Dubai Islamic Bank lance alors les premiers produits financiers respectant les principes de la « finance islamique » : interdiction de percevoir un taux d’intérêt, de spéculer, d’investir dans les industries liées au jeu, l’alcool ou à la transformation du porc ; obligation pour une transaction financière d’être basée sur un actif tangible et le partage des pertes et profits.
La perception de taux d’intérêt étant interdite, les services sont rémunérés par un système d’association aux profits. Un comité de théologiens musulmans, les oulémas, valide la conformité des produits financiers.
Des banques d’investissement islamiques ont été créées (Gulf Finance House, Arcapita Bank), sur fond de sophistication croissante des produits. Le marché des obligations islamiques - appelées « sukuks » - s’est envolé ces dix dernières années, pour atteindre 10 milliards de dollars.
Des fonds de capital-risque islamiques ont aussi fait leur apparition. La mondialisation financière gagne l’ensemble des pays musulmans.
Source: dubaifrance