Londres (IQNA)- Abdul Karim, rédacteur en chef du Bangla Mirror, défend l'archevêque de Cantorbéry, Rowan Williams, dans la polémique déclenchée par sa défense de l'application partielle de la loi musulmane.
"La charia est utilisée dans ce quartier pour régler essentiellement des problèmes matrimoniaux. Cela fait gagner du temps et c'est moins coûteux que la justice civile. Nos docteurs de la foi sont des hommes d'une grande sagesse." dit-il.
Dans son bureau de Brick Lane, au coeur du "Banglatown", point d'ancrage des musulmans londoniens issus du Bangladesh, le journaliste insiste : selon lui, la loi musulmane, surtout utilisée dans les questions de divorce, de garde des enfants et les différends commerciaux, agit parallèlement, mais toujours dans le respect des lois britanniques.
Le premier tribunal islamique a vu le jour en 1982, à Leytonstone, à quelques encablures de ce quartier connu des touristes pour son enfilade de restaurants indiens.
Depuis, ces institutions ont essaimé à Londres, à Birmingham et dans le Yorkshire (nord de l'Angleterre). Les dizaines de tribunaux "charia" sont liés aux mosquées.
Source: lemonde