Alors que tous les Musulmans professent leur foi en Allah et reconnaissent Mohammed comme leur Prophète, au Ghana, les fidèles de deux confréries religieuses que sont les Al-Suna et les Ahmadiyya ne se voilent pas le visage comme le font leurs coreligionnaires d’Arabie Saoudite, de Libye et des autres nations islamiques. Certaines parmi les femmes qui décident de le faire, n’utilisent qu’un simple voile pour se couvrir la tête.
Au Ghana, les musulmans se marient très rarement avec les chrétiens et les gens des religions traditionnelles. Aussi, la plupart des musulmans ghanéens ne permettent pas à leurs épouses de travailler, mais depuis un certain temps, la situation commence à changer, avec l’avènement de la mondialisation et le net renforcement des pouvoirs des femmes.
Les musulmanes ghanéennes ne sont pas autorisées à prêcher le Saint Coran à la mosquée ou en public. En outre, elles sont séparées des hommes pendant la prière à la mosquée et ne peuvent aller au cimetière lors des enterrements.
Des pays islamiques comme l’Iran, le Koweït, l’Arabie Saoudite et la Libye sont parmi les nations qui exercent le pus d’influence sur les musulmans ghanéens.
Le Ghana reconnaît deux fêtes officielles musulmanes, il s’agit de l’Aid El Fitr et de l’Aid El Adha qui sont des fêtes nationales chômées et payées sur l’ensemble du territoire, et durant lesquelles, les responsables politiques se joignent à l’événement et prononcent souvent des discours politiques.
Au Ghana, l’Aid El Fitr est une grande fête, à laquelle peuvent participer le gouvernement et des organisations chrétiennes à travers des dons alimentaires pour les besoins des festivités qui couronnent une période de jeun de 29 à 30 jours.
En revanche, l’Aid el Adha est célébrée avec moins de faste par les Musulmans, qui à cette occasion immolent des animaux pour perpétuer le sacrifice d’Abraham.
La communauté musulmane représente environ 16% de la population totale du Ghana qui est de 18,8 millions d’habitants, selon le dernier recensement de 2000.
Les Musulmans devraient cependant augmenter en nombre lors du prochain recensement national prévu en 2010.
Au Ghana, les Chrétiens comptent pour 49,1% de la population, le restant étant constitué d’adeptes des religions traditionnelles africaines. Mais toutes ces communautés nationales cohabitent de façon paisible depuis toujours.
Source:apa