L’Islam au Maroc, ciment de l’unité et paramètre de l’identification

11:59 - February 17, 2008
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Maroc(IQNA)- Depuis le huitième siècle, l’Islam, religion de plus de 99 pour cent des Marocains (plus de 30 millions), demeure un paramètre d’identification et « une plaque tournante » d’appartenance à un espace socio-culturel sui generis malgré les aléas du temps et les vicissitudes de l’acculturation imposée par le contact avec le colonialisme espagnol et français (de 1912 à 1956) a constitué le socle identitaire des Marocains qui ont convergé depuis vers l’ère des dynasties.
Sur le plan politique, la monarchie puise l’essentiel de sa légitimité de l’islam au point que la première constitution du Royaume chérifien en 1962, tout comme celles de 1970, 1972, 1992 et 1996, a fait de l’appartenance à cette religion un pilier de L’Etat et un repère inamovible en termes de légitimation de pouvoir.
L’article 19 de la Constitution stipule que « le Roi est Amir Al Mouminine (commandeur des croyants) et représentant suprême de la Nation ». Un titre qui renvoie au système de califat qui n’a tiré sa révérence dans les pays de l’Orient musulman qu’en 1924 après la chute de l’empire Ottoman.
Ce référentiel se trouve d’autant plus conforté par le fait que le Roi est descendant de la lignée prophétique.
En vertu de la commanderie des croyants, le Roi se trouve investi de la double charge de sauvegarder la religion et de gérer les affaires publiques.
La tradition de l’acte d’allégeance renouvelé chaque année à l’occasion de la Fête du trône (30 juillet) confirme, aux yeux des observateurs, une reproduction de la symbolique prophétique.
« Depuis que nous avons assumé les charges d’Amir Al Mouminine, nous astreignant au pacte sacré de l’allégeance et aux devoirs qui en découlent d’assurer la protection de la religion et de ses adeptes, nous avons constamment porté la plus haute attention aux affaires religieuses, veillant à ce que les institutions qui s’en occupent s’acquittent au mieux des missions qui leur sont dévolues et que la situation des personnes qui en ont la charge reçoive toute l’attention voulue », a notamment fait valoir le Roi Mohammed VI dans un discours prononcé le 30 avril 2004.
La Constitution mentionne clairement que « la religion de l’Etat est l’islam » et que cette disposition ne peut être sujet de révision.
La doctrine juridico-légale au Maroc est le malékisme (de l’Imam Malik de Médine) dont la pierre angulaire est la raison, l’expérience et l’activité intellectuelle.
Source: APA
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