Physionomie de l’Islam dans un Etat séculaire, la Tunisie

7:39 - February 20, 2008
Code de l'info: 1630431
Tunisie (IQNA)- Près de 98% de la population tunisienne est de confession musulmane.
D’autre part, et selon le diocèse de Tunis, on compterait 92 453 chrétiens en Tunisie, soit 1% de la population tunisienne. Entre 20 000 et 25 000 d’entre eux sont catholiques dont 2 000 pratiquants.
Cette petite minorité, constituée principalement de non Tunisiens, possède un petit nombre d’écoles et d’églises. Le christianisme est ainsi la deuxième religion du pays même si elle reste loin derrière l’islam.
Le judaïsme est la troisième religion du pays avec approximativement 1500 membres. Un tiers des croyants vit dans la région de Tunis et descend majoritairement d’immigrants italiens et espagnols (XVIe siècle). Le reste vit sur l’île de Djerba où la communauté juive remonte à 2500 ans.
Les rapports entre politique et religion en Tunisie sont très particuliers en termes du religieux.
Durant les dix dernières années de son règne, nous avons constaté une modification du rapport de force au sein du système politique profitant au religieux. Cette modification s’est néanmoins traduite par une série de répressions des musulmans qui se prolongeront après 1987.
L’appartenance à la religion musulmane figure explicitement dans la Constitution comme une
condition de droit pour être éligible à la fonction de président de la République.
Si le droit commun tunisien est entièrement séculier, la législation en matière de statut personnel continue sur certains points de reprendre à son compte des éléments du droit musulman.
Finalement, la réalité de la Tunisie, hier comme aujourd’hui, relève une présence institutionnelle de l’islam, certes strictement encadrée, mais qui a néanmoins été effective tout au long des 30 années d’exercice du pouvoir par Habib Bourguiba et des 15 années du règne actuel de Zine El-Abidine Ben Ali.
Les services publics tunisiens sont accessibles à tous sans distinction de confession et la liberté religieuse est garantie, en théorie, par la puissance publique.
La Tunisie a été l’un des Etats fondateurs de l’OCI en 1969.
Les postes occupés par des cadres tunisiens au sein de l’OCI et ses organes sont les suivants:
Secrétariat général du ’Majmaa El Fikh Islami’ basé à Jeddah, en Arabie saoudite, la Direction de l’information au siège de l’OCI, le Cabinet du Secrétariat général (Directeur à Jeddah), le Cabinet du Secrétariat général du Majmaa (Directeur à Jeddah), Cabinet du Directeur général de l’ISESCO à Rabat (Directeur).

Source: apanews
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