Le Maroc et l’OCI, une coopération multidimensionnelle

11:39 - February 20, 2008
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Maroc(IQNA)- Depuis sa création sur décision du sommet islamique de Rabat le 25 septembre 1969 suite à l’incendie de la mosquée Al Aqsa par les israéliens, l’Organisation de la conférence islamique ( L’OCI) et le Maroc ont maintenu une coopération multidimensionnelle.
Cette coopération s’est traduite en premier lieu par les instances de l’Organisation basées au Royaume chérifien ainsi que les multiples responsabilités attribuées aux personnalités marocaines en plus de la tenue sur le sol marocain de deux autres sommets de l’Organisation en 1984 et en 1994.
Le Maroc a été choisi pour être le pays siège de trois instances qui traduisent amplement des sphères stratégiques de l’action de cette organisation, devenue la deuxième plus grande structure interétatique après l’ONU, avec 57 Etats membres.
D’abord, l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), une des plus importantes organisations subsidiaires de L’OCI. Elle est basée depuis sa création en 1982 à Rabat d’où elle aspire à renforcer et d’approfondir la coopération entre les Etats membres dans les domaines relevant de sa compétence.
Ensuite, le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC), basé dans la capitale économique du Royaume chérifien, Casablanca, depuis sa création en 1981 sur décision de la troisième conférence islamique tenue à La Mecque.
Ensuite le Comité Al Qods, instituée depuis 1978, qui se trouve sous la présidence permanente du Roi du Maroc.
Ce comité, mis en place pour contrecarrer les projets de « dénaturation » de la ville sainte d’Al Qods, s’est régulièrement réuni au Maroc chaque fois que le besoin se fait sentir.
Parmi ses plus importantes résolutions figure la décision de créer, en 1998, un fonds dédié à la « sauvegarde » d’Al Qods moyennant une collecte de fonds auprès des particuliers et des institutions.
En outre, plusieurs personnalités marocaines se sont succédées aux postes de responsabilité de l’OCI et de ses instances subsidiaires, notamment celui du secrétaire général attribué de 1994 à 2004 à deux personnalités marocaines, Azzediine Laraki et Abdelouahed Belkziz.
Les sommets de l’Organisation islamique tenus au Maroc en janvier 1984 et en décembre 1994 ont essayé, quant à eux, de donner un nouvel élan à la coopération islamique pour faire face aux multiples défis.
Celui de janvier 1984 a été surtout marqué par le retour de l’Egypte dans l’organisation après la suspension de son statut de membre suite à sa conclusion d’accords de paix avec Israël.

Source:apa
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