Ces caractéristiques comprennent aussi l’ouverture sur les autres rites islamiques et les religions monothéistes précédentes ainsi que sa prédisposition à se développer, à se rénover, à accompagner l’évolution de la société et à traiter des questions les plus complexes, le tout dans le cadre de la Charia (législation islamique).
A l’intérieur de cette communauté de rite, cohabitent une multiplicité de confréries soufistes, dont les plus répandues sont la Qadiria, héritée de Cheikh Abdel Ghader El Jeilany, et la Tidjania, qui doi son appellation à Cheikh Ahmed Tijani.
Il y a aussi la Hamaouiya, en référence à Cheikh Hamahoullah, dont les adeptes se trouvent surtout dans l’est du pays. Même au sein d’une seule confrérie, il y a des tendances différentes.
Ainsi, on relève, pour ce qui concerne la Tidjania, un groupe de disciples ne reconnaissant pas l’autorités de feu Al Hadj Ibrahima Niass de Kaolack (centre ouest du Sénégal, à 190 km de Dakar), même si ce dernier constitue la référence pour des milliers de Mauritaniens.
Les adeptes de "Baye" (ainsi que ses disciples appellent affectueusement ce guide sprituel) font le pèlerinage de Médine (quartier de la famille des Niass à Kaolack), 3 fois par an, à l’occasion de la fin du mois de Ramadhan, de la fête du Mawlid (anniversaire de la naissance du Prophète PSL) et du Milad (anniversaire de la naissance d’El Hadj Ibrahima Niass).
Le khalife général de Kaolack dispose de représentants (Moughademines) en Mauritanie, où ils enseignent les préceptes de la confrérie, accueillent les nouvelles recrues et centralisent les dons provenant des disciples.
Source: APA