La « dimension scientifique et technologique n’est pas étrangère au saint Coran », explique le ministre sénégalais, dans un entretien à APA, ajoutant que la communauté scientifique de la Oummah sera à pied d’œuvre dès le 2 mars, pour « échanger sur l’étique de la biosécurité ».
Selon Diatta, il s’agira pour les scientifiques de la communauté islamique de réfléchir à la question de savoir "jusqu’où peut aller le scientifique musulman ».
« Les forums, expositions, tables rondes devraient nous édifier », a-t-il poursuivi, soulignant que « l’Afrique sera privilégiée lors des travaux ».
Le ministre sénégalais des Biocarburants, des Energies renouvelables et de la Recherche scientifique a déploré que le continent noir ne fasse "pas encore usage" des fonds scientifiques mis en place par l’Organisation de la Conférence Islamique.
« L’OCI a mis en place des structures pour soutenir le développement des sciences et de la technologie dans les pays de la Oummah. Ces fonds existent et des pays comme la Malaisie ont fait d’importantes contributions volontaires pour alimenter des réseaux techniques et scientifiques », a encore indiqué le ministre Christian Sina Diatta.
« Le constat est que les pays africains adhèrent au réseau mais n’activent pas ensuite leurs structures nationales, pour puiser dans ces fonds » s’est-il désolé avant d’ajouter : « c’est ça aussi le problème de l’Afrique, une certaine inertie. Peut-être que l’Afrique ne croit pas beaucoup à ces fonds ou à la science ».
Source: APA