La globalisation des échanges impose à la fragile économie des pays de l’OCI des défis, notamment dans l’agro-alimentaire dont les marchés ont connu « des progrès importants » qui risquent de « transformer nos marchés en simples comptoirs de produits importés au détriment du développement local", estime un représentant de la Chambre algérienne de Commerce et d’industrie.
Il recommande aux pays membres de l’Organisation islamique de se concerter sur les échanges commerciaux pour une démarche de développement axée sur la constitution de réseaux par rapport à cette évolution et éviter le retard déjà préjudiciable.
Ces pays, relativement en retard, sont en voie de devenir des périphériques de la consommation qui risquent de voir leurs investissements et leurs efforts réduits et marginalisés, indiquent des experts.
Les mêmes experts déplorent également la faiblesse des échanges économiques entre les pays membres de l’OCI, citant le cas de l’Algérie dont les échanges avec les pays de l’OCI ne dépassent pas 9%.
En revanche, les exportations intra-OCI dans le domaine de l’agro-alimentaire ont atteint 9,2 milliards de dollars, selon des statistiques établies par l’OCI en 2002, soit 27,5% des exportations totales des pays de l’Organisation dans ce secteur et 15,5% des exportations générales de ces pays.
Quant aux importations intra-OCI, elles ont totalisé 9 milliards de dollars en 2002, soit 20% des importations totales de ces pays.
Source: APA