Les documents sur le thème de la conférence de l’OCI finalisés

8:13 - February 24, 2008
Code de l'info: 1631288
Daka(IQNA)- Le comité « Thème et rédaction des documents » de la commission nationale de l’organisation de la Conférence islamique du 13 au 14 mars à Dakar, a finalisé la rédaction des documents sur « Les défis de la Oummah dans le 21ème siècle ».
Ancien ambassadeur du Sénégal en Egypte, le Pr Samb affirme que le document de travail de ce comité dirigé par le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Abdoussalam Sall, et portant sur le partenariat économique et le partage du savoir, a déjà été adopté par la commission nationale qui englobe aussi un autre comité dit de la mobilisation, chargé de vulgariser le thème et de relever le défi de la participation à ce sommet de Dakar.
La proposition sénégalaise cherche à innover pour cette deuxième rencontre de l’OCI en Afrique subsaharienne que le Sénégal a l’honneur d’abriter, avec l’ambition de redéfinir les relations entre les pays musulmans appelés à « dépasser la solidarité traditionnelle et de s’inscrire de plus en plus dans le partenariat », explique Babacar Samb.
L’OCI doit être un acteur économique à part entière en levant notamment des tarifs douaniers entre les pays musulmans et en mettant en place un marché commun islamique pour accroître les échanges entre les pays, affirme l’ancien diplomate.
La proposition sénégalaise traduit les aspirations des pays africains mais aussi des pays les moins avancés membres de l’organisation et « elle a des chances d’être amendée au niveau des décideurs de l’OCI », estime l’ancien ambassadeur du Sénégal dans la capitale égyptienne.
L’objectif visé est de « fouetter la coopération Sud-Sud en mettant en avant les liens spirituels», selon le Pr Samb.
Le devoir de solidarité existe dans les textes de la Oummah avec les plus riches qui doivent aider les plus pauvres, mais il serait préférable que « les capitaux arabes investis à 80% aux USA et en Europe, se tournent vers l’Afrique et les autres pays musulmans démunis », a plaidé l’ancien ambassadeur.
Pour lui, le partenariat économique et scientifique doit être institutionnalisé avec un partage du savoir plus accru. Le Comité permanent de l’OCI pour la coopération scientifique et technologique, « Comstech » est invité à cet effet à favoriser la création d’autres universités de technologie en Afrique. Seules les universités islamiques en Ouganda et au Niger, et l’université technologique au Bengladesh existent pour l’instant, a-t-il précisé.
Il a fait remarquer à ce propos que « le savoir étant la base de tout, la Oummah doit faire un bon investissement dans ce domaine pour exploiter les compétences dans le monde arabe, en Afrique et dans la diaspora.
La 11ème édition du sommet de l’OCI se tient à Dakar les 13 et 14 mars avec la participation de plusieurs chefs d’Etat et souverains du monde musulman. Plus de 5000 participants sont prévus à cette rencontre qui réunira 57 Etats musulmans dont 26 africains.
Source: APA
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