"La guerre ouverte dont j'avais parlé dans mon dernier discours était ouverte en effet depuis l'an 1948", a souligné al-Sayyed Nasrallah dans son allocution au festival de la fidélité aux martyrs, devant une imposante foule de Libanais et de forces actives politiques, de Partis, sociales, syndicales, insistant que c'est Israël qui déclenchait les guerres contre le Liban, qui commettait les massacres contre les Libanais et qui enlevait des citoyens libanais, et que ceci se poursuivait depuis 1948.
"Quant à la résistance, elle ne fait qu'exercer son droit légitime, juridique, humain, moral et naturel, de défendre sa patrie et sa population quant l'Etat et le monde, les avaient abandonnés".
"Après la victoire de l'an 2000, la résistance est entrée à chaque maison libanaise et dans l'esprit de chacun au Liban et dans les deux monde arabe et islamique", a indiqué le secrétaire général de Hezbollah, qui a parlé de l'évolution de la résistance libanaise depuis l'an 1982 pour devenir après la victoire de l'an 2000 une institution qui ne dépend pas dans ses plans, sa stratégie, ses programmes et son processus, d'une personne ou d'un dirigeant.
Evoquant la victoire de la résistance en juillet 2006, al-Sayyed Nasrallah a fait noter que la résistance avait procédé après la guerre de juillet à une évaluation des points forts et des points faibles chez soi et chez l'ennemi, et commencé aussitôt à traiter les points faibles, et ceci avant même que l'ennemi ne le fasse.
"Israël est l'ennemi et l'adversaire, et c'est lui le responsable de l'assassinat, mais il y en a ceux qui voulaient tourner la responsabilité dans d'autre sens ce que nous refusons absolument", a-t-il insisté.
Al-Sayyed s'est indigné d'autre part de la fermeture par certains pays occidentaux de leurs centres culturels à Saïda et à Tripoli et des avertissements par certains pays arabes à leurs ressortissants de ne pas se rendre au Liban, avertissant de l'exploitation de ces circonstances pour pousser les choses au Liban vers l'internationalisation. "L'ennemi et l'adversaire c'est Israël", a-t-il tenu à rappeler.
Al-Sayyed a affirmé, par ailleurs, que la disparition d'Israël est un fait inéluctable et la loi de l'histoire. "Le processus historique dans la région parviendra inéluctablement à son terminal et ce serait dans quelques années", a-t-il précisé, attribuant cette conviction à des faits subjectifs et objectifs qu'il a énumérés comme suit:
"Nos masses fidèles et loyales dans les deux mondes arabes et islamiques ne pourraient tendre une main conciliante à celui qui occupe al-Qods et la Palestine et aux sionistes qui commettent les massacres depuis Deir Yassine jusqu'à Cana; et Israël restera l'intrus étranger et provisoire qui ne pourrait survivre", a-t-il insisté, évoquant les changements au sein de la société israélienne, dangereux pour l'entité sioniste.
"Israël a subi une défaite devant des milliers combattants au Liban; et si on revient aux propos de Ben Gurion qui prévoyait la fin d'Israël après une première guerre perdue, on sait qu'Israël a entamé sa chute", a-t-il indiqué.
Al-Sayyed d'ajouter: Nous ne pouvons pas tolérer l'assassinat de ceux qui nous sont chers et nous ne saurons permettre à l'ennemi de poursuive l'assassinat de nos dirigeants, auteurs de nos victoires et défendeurs de la patrie".
Après avoir salué les martyrs de la résistance libanaise et le peuple libanais qui avait soutenu et continue la résistance, al-Sayyed Nasrallah a terminé par la confirmation que la résistance se défendra de la manière qu'elle choisira, au temps et au lieu qu'elle décidera.
Source: sana