Des écoliers de différentes villes, auxquels se sont joints des adultes dans certains secteurs, se sont alignés sur l'axe Salahedine qui traverse la bande de Gaza de Rafah au sud jusqu'à Beit Hanoun au nord sur près de 40 kilomètres.
"Le siège de Gaza ne fera que nous renforcer", "le monde a condamné Gaza à mort", ou "Sauvez Gaza", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les manifestants.
Cette manifestation a été organisée par le Comité populaire contre le siège de Gaza(PCAS), un groupe dirigé par le député palestinien Jamal Al-Khoudari proche du mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza depuis juin.
Les forces de sécurité israéliennes se tenaient prêtes pour faire face à tout débordement à la frontière entre Israël et la bande de Gaza lors de la manifestation.
Le vice-ministre israélien de la Défense, Mathan Vilnaï, a mis en garde lundi contre tout débordement à la frontière d'Israël.
"Le Hamas doit comprendre qu'il y a des lignes à ne pas franchir. Nous allons utiliser tous les moyens nécessaires pour empêcher des infiltrations sur notre territoire souverain", a déclaré M. Vilnaï à la radio publique israélienne.
Les points de passage de la bande de Gaza, contrôlés par Israël, sont fermés quasiment en permanence depuis la prise de pouvoir par le Hamas. Israël a renforcé ces restrictions à la mi-janvier en imposant un blocus à Gaza en riposte aux tirs de roquettes palestiniennes.
Les responsables israéliens craignent que la chaîne humaine ne se mue en une marche vers le territoire israélien, qui pourrait dégénérer si les manifestants tentaient de forcer leur chemin à travers la clôture de sécurité.
Pendant dix jours, jusqu'au 3 février, plusieurs centaines de milliers de Palestiniens s'étaient rués en territoire égyptien pour se ravitailler en passant par des brèches ouvertes à l'explosif et au bulldozer dans le mur marquant la frontière à Rafah.
Le porte-parole de la police, Miki Rosenfeld, a indiqué que celle-ci avait été mise "en état d'alerte avancé", c'est-à-dire juste avant le dégré d'alerte maximale. "Nous avons déployé de très importants effectifs dans la région sud d'Israël, qui ont été placés sous la supervision de l'armée et se tiennent prêts à toute éventualité", a-t-il ajouté.
Source: AFP