"C'était une heure d'intimidation pure", a déclaré M. Wilders à la presse néerlandaise dans la nuit de jeudi à vendredi, à l'issue de cette réunion avec les ministres des Affaires étrangères Maxime Verhagen et de la Justice Ernst Hirsch Ballin.
Il s'est cependant dit "déterminé" à diffuser le film sur lequel il travaille depuis l'automne 2007, dans lequel il veut démontrer le caractère "fasciste", selon lui, du saint Coran.
Le ministère de la Justice a indiqué que la conversation avait porté sur les éventuelles conséquences juridiques pour M. Wilders, si son film était blasphématoire ou incitait à la violence.
Les trois hommes ont également évoqué les conséquences politiques et économiques pour les Pays-Bas et les menaces pesant sur les institutions néerlandaises à l'étranger, a indiqué le ministère.
Les autorités néerlandaises craignent qu'il n'exécute sa menace ou ne le brûle devant la caméra, provoquant aux Pays-Bas et à l'étranger une affaire comparable à celle des caricatures de Mahomet(SAWA) publiées par la presse danoise.
A l'issue d'une réunion ministérielle à Brodo Pri Kranju, en Slovénie, le 26 janvier, plusieurs ministres avaient également exprimé leurs craintes de tensions avec le monde islamique.
Des pays comme l'Iran ou l'Egypte ont exprimé leur indignation, menaçant les Pays-Bas d'un boycottage économique et déplorant des "attaques gratuites".
De nombreuses associations musulmanes néerlandaises ont déjà appelé les musulmans du pays au calme, les priant de ne pas répondre à la provocation.
Source: AFP