L’OCI, la plus africaine des organisations universelles

14:28 - March 09, 2008
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Dakar(IQNA)- L’Organisation de la conférence islamique (OCI) qui réunit son onzième sommet à Dakar, est la plus africaine des organisations universelles, tant par la présence, que par l’active participation des représentants du continent, qui composent son plus important groupe régional.
La deuxième organisation multilatérale après l’ONU, compte en effet au nombre de ses 57 pays membres actuels, près de la moitié, soit précisément 27 pays africains.Cette force numérique n’a jamais été démentie depuis la création de l’Organisation, il y a 39 ans. Au sommet constitutif de Rabat qui se tenait en septembre 1969, déjà sur la terre africaine du Maroc, plus de la moitié des vingt-cinq membres fondateurs étaient africains.
Il s’agissait, rappellent les observateurs, du Sénégal - qui va partager cette semaine, avec le Maroc, l’exceptionnel privilège d’abriter deux sommets islamiques sur onze. Il y’avait aussi le Niger, le Tchad, la Guinée et le Mali.
Ces pays subsahariens siégeaient dans la capitale chérifienne, aux cotés d’autres délégations africaines, représentant notamment, outre le Maroc, pays hôte, la Mauritanie, l’Egypte l’Algérie, la Libye, la Somalie, le Soudan et la Tunisie.
L’Arabie Saoudite, le Koweït, le Liban, la Jordanie, la Palestine et le Yémen mais aussi des pays non arabes tels que l’Iran, la Turquie, l’Indonésie, la Malaisie, le Pakistan et l’Afghanistan, partagent ce privilège historique d’avoir porté l’OCI sur les fonts baptismaux.
Cette forte présence africaine s’est confirmée dans le temps. Elle a marqué chacune des grandes vagues d’adhésion des décennies 70 à 90, jusqu’au dernier acte enregistré en 2001 à Djeddah, siège de l’organisation et consacrant Côte d’Ivoire 57eme membre.
Dans les années 70, plus de la moitié des dix-sept adhésions venaient du même continent africain. Outre la Sierra Leone (1972), il s’agissait dès 1974, du Burkina, du Cameroun, de l’Ouganda, du Gabon, de la Gambie et de la Guinée Bissau. Suivront ensuite les Comores en 1976 et Djibouti en 1978.
C’est également l’Afrique qui a donné deux des trois nouveaux membres de l’organisation, pour la décennie 80. Ce sont le Bénin en 1983 et le Nigeria en 1986, avant que les autorités de ce dernier pays ne se ravisent, cinq années plus tard, par suite de pressions intérieures, avec une demande de retrait non prise en compte à ce jour, par l’OCI.
Le Mozambique en 1994 et le Togo en 1997, renforceront enfin, dans les années 90, la nouvelle vague d’adhésion de certains satellites de l’ex-URSS, permettant ainsi à l’OCI de doubler pratiquement ses effectifs, son poids et son influence, en moins de quarante années d’existence.
La valse-hésitation que traduisent à présent, les positions de pays Observateurs comme la République Centrafricaine ou de gouvernements comme ceux de la Tanzanie ou du Malawi (de l’Afrique du Sud et du Kenya, selon d’autres), attestent du «très fort potentiel africain» dans cette organisation.
Mais l’Afrique dans l’OCI, ce n’est pas seulement le poids du nombre.Outre ce privilège, pour le continent d’avoir abrité cinq de ses onze sommets, les observateurs relèvent que ce sont des Africains qui ont dirigé l’Organisation de la Conférence Islamique, sur pas moins de trente et une de ses 39 années d’existence.

Source:apa
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