Le ministre italien des Affaires Etrangères a critiqué le film anti-islamique

8:44 - March 09, 2008
Code de l'info: 1635710
Rome(IQNA)- Massimo D'Alema, vice-premier ministre et ministre italien des Affaires Etrangères a critiqué la production du film anti-islamique aux Pays-Bas.
Citant D'Alema, le quotidien italien le Corriere della Sera a écrit : "Il ne faut pas offenser les sentiments religieux des autres et les faire souffrir."
Comme ses homologues de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord(OTAN), qui s'étaient réunis jeudi à Bruxelles, D'Alema s'est trouvé face aux questions posées par les journalistes à ce propos.
Interrogé sur le fait que les Pays-Bas devaient ou interdire le film anti-islamique de Geert Wilders, chef du parti de la Liberté à la demande des pays islamiques ou le projeter à l'écran au nom de la liberté, le Ministre italien des Affaires Etrangères a répondu : "Certes nous vivons dans des pays libres, mais il n'est point admirable d'outrager les sentiments religieux."
D'Alema a ajouté qu'il n'avait pas vu le film et qu'il ne pouvait pas juger sur sa projection.
Le Corriere della Sera a écrit : "Alors que la Commission Européenne estime que ce film peut être projeté à l'écran au nom de la liberté d'expression, D'Alema a déclaré que blesser et outrager les sentiments religieux d'autrui n'était pas admirable, surtout dans les circonstances épineuses actuelles."
Selon les informations diffusées, la production de ce film et la demande de son producteur à le mettre à l'écran a provoqué une vive protestation notamment dans les pays islamiques.
Les ambassadeurs de quelques 30 pays membres de l'OCI ont, mercredi, rencontré à La Haye le ministre néerlandais des Affaires Etrangères et se sont entretenus avec lui sur ce film anti-islamique.
Le gouvernement néerlandais a, jusqu'à présent, essayé à deux reprises de convaincre Wilders de renoncer à la projection de son film, mais ses efforts n'ont abouti à aucun résultat.
Jan Peter Balkenede, premier ministre des Pays-Bas a déclaré mercredi 5 mars à Paris l'opposition de son gouvernement à la position de Wilders.
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