Processus de paix au Darfour: L’Oci doit s’impliquer, selon la société civile africaine

15:05 - March 12, 2008
Code de l'info: 1636883
Darfour (IQNA)- En conférence de presse au siège de la Raddho, des Organisations de la société civile venant du Darfour, de la Guinée, de la Mauritanie, d’Egypte et du Mali, entre autres, ont plaidé pour une implication de l’Organisation de la conférence islamique (Oci) dans le processus de paix enclenché au Darfour.
L’Organisation de la conférence islamique (Oci) dont l’ouverture de la 11e session au sommet est prévue demain à Dakar doit examiner la situation au Darfour. C’est l’un des souhaits exprimés avant-hier, au cours d’une conférence de presse, par des Organisations de la société civile africaine dont, entre autres, la Raddho, la Coalition Darfour consortium, Amnesty international Sénégal et le Réseau des leaders du Darfour.
Elles ont plaidé pour une implication de la Ummah islamique dans le processus de paix au Darfour. Selon Alioune Tine, secrétaire général de la Raddho qui présidait la conférence de presse, c’est même un devoir pour les pays membres de l’Oci d’intervenir dans la crise qui secoue la partie Ouest du Soudan.
« Surtout que ce sont des musulmans qui s’entretuent dans ce conflit. Nous notons la présence au Darfour de l’Union européenne, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et même de l’Union africaine. Mais nous ne sentons pas l’Oci », a regretté Alioune Tine qui juge cette attitude inacceptable.
Présente à cette rencontre, la journaliste égyptienne, Asmaa Husseini, souligne quant à elle que la communauté musulmane peut jouer un grand rôle dans le processus de paix au Darfour. « Elle a les moyens de faire pression sur les deux parties en conflit au Darfour pour résoudre la crise », a lancé Mme Asmaa qui est appuyée dans sa position par l’imam de la mosquée Turra, Jebel Marra, au Darfour.
Pour l’imam Alameen Mahmoud Mohamed Osman, par ailleurs député, l’implication des pays membres de l’Oci dans la résolution de la crise dans sa région est une recommandation de Dieu. « Si des musulmans se font la guerre, c’est un devoir pour les autres musulmans de les réconcilier », a rappelé l’imam qui fonde son assertion sur un verset du saint Coran.
A cette occasion, Alioune Tine a lu une déclaration dans laquelle les organisations de défense des droits de l’homme invitent, entre autres, l’Organisation de la conférence islamique (Oci) à prendre des mesures concrètes pour mettre un terme à l’état d’impunité et d’inégalité chronique au Darfour, à restaurer les conditions de sécurité permettant aux civils de retourner sans aucun risque et en toute liberté dans leurs régions d’origine, et les exhortent ainsi que les autres Etats, à fournir les moyens financiers et l’appui logistique nécessaire aux opérations des troupes hybrides Nations Unies-Union africaine au Darfour. Selon Alioune Tine, cette déclaration a été remise au président Abdoulaye Wade.

Source: lesoleil
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