Le court-métrage est "un affront et une offense à la religion de plus d'un milliard de musulmans à travers le monde", a estimé le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, dans un communiqué.
Le film "reflète la pensée raciste et répugnante" de son auteur et résulte d'une "profonde ignorance" de l'islam et de ses préceptes, a-t-il poursuivi.
"L'Egypte refuse toute offense ou dénigrement de l'islam et de son prophète", a-t-il ajouté.
Le Caire "salue" la réaction du chef du gouvernement néerlandais concernant la mise en ligne du film, mais s'attend à ce que "les Pays-Bas et d'autres pays occidentaux adoptent des lois criminalisant les offenses aux (...) symboles religieux comme autant de violations flagrantes des droits de l'Homme et de formes de racisme", a-t-il ajouté.
Le ministre s'est aussi dit "étonné et indigné" que l'Union européenne ait voté contre une résolution du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, mentionnant uniquement l'islam et critiquant les "stéréotypes délibérés visant des religions et des personnes sacrées dans les médias".
La Ligue islamique mondiale, basée à La Mecque, a de son côté dénoncé le caractère offensant de ce film.
La Ligue, qui regroupe diverses associations de pays musulmans et des minorités musulmanes dans le reste du monde, juge que le film est "un acte offensant destiné à répandre la discorde entre les peuples".
Le gouvernement néerlandais a pris ses distances vis-à-vis de ce film, qui selon lui "amalgame islam et violence" et "n'a d'autre but que d'offenser", et a regretté sa diffusion.
La mise en ligne de ce film a suscité vendredi des réactions d'indignation dans le monde musulman, où certaines voix se sont toutefois élevées pour appeler à la modération et au dialogue, un haut responsable des Frères musulmans égyptiens estimant notamment que malgré l'"affront" fait aux musulmans, il ne fallait pas "grossir" l'affaire.
Source: AFP