Les activités pourraient démarrer d'ici à la fin de l'année, selon son directeur Ibrahim Dabdoub, cité par le Financial Times de lundi. Une demande d'autorisation a déjà été déposée auprès de la Commission fédérale des banques.
La NBK Suisse est active dans la gestion de fortune pour des clients moyen-orientaux depuis 1984 et compte 32 collaborateurs.
Les activités de la finance islamique seront menées conjointement avec une banque saoudienne dont le nom n'a pas été dévoilé. Elles répondent à une demande croissante d'une clientèle arabe qui dispose de milliards de pétrodollars. Le prix du brut est passé de 30 dollars en 2002 à 100 dollars début 2008.
Alors que Wall Street, la City et les autres grandes places financières n'en finissent pas avec la crise des «subprime», la finance islamique connaît un boom sans précédent. Moody's estime ses avoirs à 500 milliards de dollars et sa croissance à 20% depuis l'été dernier. La finance islamique suit les préceptes du Coran qui bannit l'intérêt mais autorise les dividendes. Elle interdit aussi les investissements dans les activités liées à la viande de porc, à l'alcool, aux armes, la pornographie et les jeux du hasard.
La NBK ne sera pas la seule banque arabe dans cette filière à Genève. La National Bank of Abu Dhabi et Abu Dhabi Investment House ont déjà pignon sur rue.
Source: letemps