Rien n’interdit de mettre la technologie au service de la foi et de l’Islam

9:22 - April 05, 2008
Code de l'info: 1640044
Algérie(IQNA)- «Rien n’interdit de mettre la technologie au service de la foi et de l’Islam», estiment les hommes de religion.
Ils se joignent ainsi aux scientifiques qui considèrent que les divergences qui apparaissent à la veille de chaque ramadan n’ont pas lieu d’être, vu les moyens technologiques existants. «Il est inconséquent de continuer de s’appuyer sur des observations à l’œil nu de profanes n’ayant aucune connaissance astrologique pour déterminer le début d’un mois aussi important que le ramadan», a déclaré d’emblée Djamel Mimouni, professeur de physique à l’université de Constantine et président de l’association Sirius d’astronomie. De son avis, les divergences qui apparaissent à la veille de chaque ramadan au sujet de l’observation de la Lune n’ont pas lieu d’exister.
«Ce différend suranné n’a désormais plus raison d’être au regard des moyens fiables d’observations scientifiques qui existent aujourd’hui», a-t-il affirmé en substance, cité par l’APS.
«Rien n’interdit de mettre la technologie au service de la foi et de l’Islam qui est une religion qui accorde une place de choix à la science et préconise au docteur de la foi d’être au diapason des connaissances de son époque», a souligné, pour sa part, Noureddine Seghiri, enseignant à l’université des sciences islamiques de Constantine.
Selon lui, les avis religieux et scientifiques «peuvent très bien être alliés» dans l’observation de l’apparition de la Lune. Partant de là, les participants ont été unanimes à recommander la mise en place d’une formation en astronomie au profit des imams.
De même, ils ont préconisé l’organisation d’une rencontre nationale sur la question et le renforcement des commissions d’observation de la Lune par des moyens à même de «donner des résultats fiables qui doivent être respectés par tous».
L’accent a été également mis sur la nécessité de redynamiser l’activité de la commission d’observation de la Lune de façon à lui permettre «de donner des comptes-rendus mensuels et ne pas se limiter aux occasions religieuses comme le ramadan et l’Aïd el-fitr, et statuer également sur les dates des autres fêtes religieuses comme le Mawlid et l’Aïd el-adha ».
Source: jijel
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