Le Parti national démocrate du président Hosni Moubarak a d'ores et déjà remporté par défaut 70% des sièges, rapporte l'agence de presse Middle East News Agency (MENA).
Les Frères musulmans ont choisi lundi de ne pas participer au scrutin et ont appelé au boycottage du vote, afin de protester contre la mise à l'écart de la plupart de leurs candidats.
Les observateurs indépendants de l'Association égyptienne pour le soutien de la démocratie (EASD) ont indiqué que le scrutin se déroulait dans l'ensemble des circonscriptions disputées, y compris celles où les Frères musulmans ont annoncé avoir reçu l'appui de décisions des tribunaux.
Le parti islamiste a ainsi assuré que plus de 3.000 jugements locaux l'autorisaient à participer aux élections, et que près de 900 autres demandaient l'arrêt du vote si le gouvernement ne s'exécutait pas.
"Ces décisions n'ont pas été appliquées", a indiqué Mahmoud Ali, coordinateur de l'EASD, à Reuters.
Près d'une heure après son ouverture, un bureau de vote du centre-ville du Caire n'avait reçu que deux électeurs. Un autre en annonçait une trentaine. La police n'a pas autorisé les journalistes à observer les votes.
Les conseils locaux ont peu de pouvoir, mais ces élections sont cruciales pour les Frères musulmans s'ils veulent être en mesure de présenter un candidat à l'élection présidentielle sous une étiquette d'indépendant.
Le gouvernement a déclaré illégale l'organisation des Frères musulmans, mais tolère ses activités dans certaines limites. Le parti islamiste a remporté environ 20% des sièges au Parlement en 2005.
Source: lexpress.fr