Les thèmes de l’architecture islamique ne sont pas clairement définis dans le cursus universitaire de l’architecture

16:04 - April 09, 2008
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Irak(IQNA)- L’architecture islamique n’est pas enseignée en tant que matière à proprement parler dans les universités internationales, et encore moins dans les universités des pays islamiques.
Ceci tient au fait que les thèmes de l’architecture islamique ne sont pas clairement définis dans le cursus universitaire de l’architecture.
Les inscriptions ornementales demeurent une illustration exceptionnelle. De fait, Dieu a honoré la plume et l’écriture : "Par le calame et par ce qu’ils écrivent" (Al-Kalam,1). La bonne calligraphie était une sorte d’hommage rendu aux Ecritures Coraniques présentes dans toutes les mosquées et toutes les demeures.
La Charia islamique a instauré les règles qui assurent les propriétaires de maisons de leurs droits. C’est les règles du voisinage. Les toutes premières dispositions variaient d’un cas à l’autre. "Aucun ne portera le fardeau de l’autre" (Al-Anaam, 164). En somme, la majorité des règles générales visaient à assurer les architectes, les locataires et les voisins de leurs droits. Parmi ces règles, citons : point de préjudice ni contre soi ni contre autrui ; le mal doit être écarté ; on ne fera pas dire à une personne ce qu’elle n’a pas dit ; le droit est imprescriptible.
Ainsi l’architecture et l’art islamique portent l’empreinte d’une civilisation définie par le Saint Coran et dictée par les valeurs immuables de l’Islam.
La pensée islamique a défini les bases des arts islamiques. De prime abord, il a fallu créer une pensée artistique islamique ou une "esthétique islamique" dont les jalons furent jetés par les grands penseurs musulmans.
Les écrits de Farabi, Asfahani, Al-Jahiz et Tawhidi sont une riche référence sur une esthétique dont les racines ont été longtemps ancrées dans la pensée islamique.
Notre choix s’est porté sur Abou Hayane Tawhidi, étant donné qu’il compte parmi les figures de proue de la critique de la littérature arabe.
Cette critique se base sur les critères de la conception artistique. Abou Hayane a présenté le concept de la créativité et en a défini les normes. Ses écrits littéraires représentent un grand modèle de ce que doit être la création artistique. Si on adopte les normes qu’il s’était fixées dans l’analyse de sa littérature et celles de ses contemporains, nous nous rendons compte que le mécanisme de créativité ne diffère guère du concept “d’appréciation’’ et qu’une œuvre n’est parfaite que lorsqu’elle s’appuie sur la théorie de la créativité artistique, suivant la notion de l’art spécifique à chaque civilisation.
La civilisation islamique a connu son point culminant grâce à sa force et à l’harmonie existant entre ses différents aspects. L’unité de cette civilisation n’était pas superficielle mais bien profonde grâce à la religion, aux valeurs et à l’histoire.
Il est déplorable que nous n’ayons pu recourir à ces racines et aux recherches faites sur le patrimoine suivant une étude académique objective. Nous nous devons d’élaborer des études sur le patrimoine suivant une approche moderne pour en faire une culture adaptée au présent et à l’avenir.
Il est indéniable que les œuvres de Tawhidi représentent l’illustration parfaite de la pensée esthétique qui est présente dans le patrimoine arabo-islamique. Il s’agit d’une philosophie complète qui a su englober toute une panoplie d’arts islamiques (poésie, musique et calligraphie).
Source: journal3
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