Sayyed Mohammad Hussein Fadlallah a affirmé qu'il était "disposé à entamer un dialogue franc avec la droite néerlandaise, et notamment le député Wilders pour lui expliquer les vrais concepts islamiques concernant la violence", lors d'une rencontre avec l'ambassadeur des Pays-Bas à Beyrouth, Robert Zeldenrust.
Le député "porte un jugement sur toute une religion et sur le saint Coran sans le comprendre, sans même l'avoir lu, ou bien après avoir lu des traductions inexactes qui lui auraient été présentées", a affirmé Sayyed Fadlallah, dont l'autorité dépasse les frontières du Liban, selon des déclarations reprises par l'agence officielle d'information(ANI).
Le film "Fitna", dont le titre signifie en arabe division et conflit au sein de l'islam, a été mis en ligne le 28 mars. Il a été accueilli dans le calme aux Pays-Bas et à l'étranger, en dépit de quelques manifestations et de déclarations virulentes de plusieurs pays musulmans.
"Fitna" mélange des images violentes de terrorisme ou d'exécutions dans des pays musulmans avec des sourates du saint Coran.
Cet amalgame a été dénoncé dès la parution du film par le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende, suivi par de nombreuses chancelleries occidentales.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a même condamné la diffusion du film, jugeant que rien ne "justifie un discours de haine ou l'incitation à la violence".
Source: AFP