Présentant la finance islamique lundi à Dakar, lors de la première journée du séminaire sous-régional sur cette matière, qui se déroule les 14 et 15 avril dans la capitale sénégalaise, le Pr. Sano Koutoub Moustapha, vice (recteur de l’Université de Kuala Lumpur (Malaisie) et président du Conseil de la Charia pour EON Banque en Malaisie a déclaré : «elle guide la production, l’investissement, acquisition, distribution, le système bancaire etc. (zakat, waqf, contractas…).
«La finance islamique, en accord avec les principes de l’islam, est basée sur l’interdiction des transactions tant civiles que commerciales entachées d’intérêt arbitraire (Ribâ), d’incertitudes graves ou de spéculation (Gharar al fahish), monopole négatif, ou de hasard (Qimar, mysar). Elle est aussi basée sur le principe des pertes et profits», a-t-il expliqué.
Lancées en 1963 en Egypte par le Dr Ahmad Al Najar, les premières banques d’épargne sont renforcées en 1975 avec la création de la Banque islamique de développement (BID) en Arabie Saoudite. La première banque islamique commerciale a été mise en place en 1975 à Dubaï, aux Emirats arabes unis.
Aujourd’hui, 300 banques islamiques sont ouvertes dans 30 pays du monde, y entraînant une circulation monétaire de 800 milliards de dollars américains.
Cependant, la finance islamique reste faible en Afrique. Elle occupe 8% du marché avec une part de 18 milliards de dollars, principalement absorbés par le Maghreb et le Soudan.
Source: apanews