Le Parti socialiste a, dans un communiqué, déploré cet acte et a demandé la formation d'une Commission d'enquête pour trouver les auteurs de cet acte odieux. L'Imam de cette mosquée a souligné que, compte tenu de la situation calme de cette région, les raisons qui ont motivé cet acte restent troubles.
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a, déjà, fait part de son "indignation", assurant l'ensemble de la Communauté musulmane de France de "sa solidarité". Elle a demandé "que tous les moyens soient mis en oeuvre pour identifier, appréhender et traduire en justice les auteurs de cet acte odieux".
L'incendie volontaire de cette mosquée s'est produit, quelques jours après la profanation des tombes de 148 soldats musulmans du cimetière militaire de Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras, crime qui a même suscité la réaction de Nicolas Sarkozy, puisqu'il l'a qualifié d'acte raciste. Mais, en fait, la raison de la répétition de tels actes est à mettre sur le compte de l'indifférence et de la négligence du gouvernement de Paris envers les outrages faits aux principes et valeurs sacrés de l'Islam.
Il ne faut pas, non plus, oublier que le gouvernement français, comme certains pays européens, a restreint, ces dernières années, les activités des Musulmans, sous prétexte de la lutte contre le terrorisme, et a aplani, ainsi, le terrain à de actes racistes, à l'égard des Musulmans.
Ces dernières années, aussi, la publication de caricatures et d'articles, ainsi que la diffusion de films offensant l'Islam et les Musulmans, dans les pays européens, dont la France, tout cela, au nom de la liberté d'expression et de pensée, ont intensifié l'islamophobie. Malgré l'égalité et la justice, dont devraient jouir tous les citoyens, la propagation de l'islamophobie et la présentation de l'Islam, comme une religion violente, ont engendré des discriminations économiques et sociales, à l'encontre des Musulmans.
Avec 5 millions de Musulmans, la France abrite la plus grande minorité musulmane d'Europe. Et c'est, pourtant, en France, que les Musulmanes sont privées de leur droit de porter le hijab, dans les établissements scolaires. La poursuite des actes humiliants et violents, à l'encontre des Musulmans, portera, certes, préjudice à l'unité nationale française, et la politique passive du gouvernement de Paris envers les profanations et les offenses faites aux valeurs sacrées de l'Islam portera, sérieusement, atteinte à la crédibilité de la France, sur les scènes internationales, et, notamment, auprès des Musulmans.
Source: alterinfo