Les pèlerins musulmans de 2008 ne devraient pas être privés de leur droit de vote. Au sortir d’une rencontre avec le Conseil supérieur des Imams (COSIM), le Président de la Commission électorale indépendante (CEI) a dit être conscient de la situation des pèlerins musulmans de 2008.
Le 30 novembre 2008, date de la Présidentielle, devrait coïncider avec le pèlerinage musulman. Plus de 5000 citoyens ivoiriens pourraient donc être privés de leur droit de vote. «Nous en avons parlé (avec le Cheick Boikari Fofana, Président du COSIM), nous allons agir.
C’est notre travail. Laissez-nous faire et vous verrez», a déclaré à la presse Robert Beugré Mambé, le Président de la CEI. Outre cette question, le Président Mambé a expliqué que sa délégation, composée entre autres, de la vice-présidente Fatoumata Traoré-Diop, est venue demander le «soutien» du Cheick Fofana afin que le processus de paix «se passe dans la paix et la fraternité».
«Nous avons longuement parlé. Il nous a donné des conseils, il nous a indiqué ce que les Ivoiriens attendent de tout le monde notamment de la commission électorale indépendante», a indiqué le Président de la CEI.
Il a par ailleurs rassuré que l’inscription des Ivoiriens sur le listing électoral se fera «bientôt», selon le chronogramme. Sa visite au COSIM a en tout cas été beaucoup appréciée par les responsables de cette structure.
«Le Cosim a été très touché par cette visite. De mémoire d’Ivoirien, c’est la première fois qu’une Commission électorale rend visite à la communauté musulmane particulièrement à son premier chef pour échanger avec lui et lui présenter son projet», a noté l’Imam Djiguiba Cissé, Porte-parole du COSIM.
Il a également déclaré que Cheick Boikary Fofana a apporté tout son soutien à la Commission électorale afin que sa «mission soit une réussite». «Il a fini par des bénédictions et des invocations, afin que la mission qui lui a été confiée soit menée à bout et que l’aboutissement soit la paix pour la Côte d’Ivoire, avec celui que le peuple aura choisi et que Dieu aura également choisi, peu importe sa religion, peu importe son ethnie, a poursuivi le dignitaire religieux.
‘‘la Côte d’ivoire ne saura être le pays d’une race, d’une ethnie ou d’une région. Nous serons derrière celui qui aura été choisi pour la paix et le développement de la Côte d’Ivoire», a-t-il conclu.
Source: abidjan