Le pape a reçu hier M. Alexandre Cécé Loua, nouvel ambassadeur de Guinée près le Saint-Siège, qui lui présentait ses lettres de créance. Au peuple guinéen tout entier, le pape souhaitait «de vivre dans la concorde et dans la paix, afin que toutes les familles connaissent une vie digne et prospère».
«Je me réjouis de savoir que, dans votre pays, la qualité des relations entre les musulmans et les chrétiens permet une collaboration habituelle, notamment pour les questions qui concernent le bien commun de la Nation», a souligné le pape d’emblée.
Il encourageait ensuite «la solidarité entre tous les citoyens» comme «une condition nécessaire et primordiale pour que la société puisse bénéficier des fruits d’un progrès réel et durable».
Il rappelait en même temps le devoir de l’Etat, «pour préserver la paix sociale», «d’assurer (...) une gestion juste et équitable des biens matériels, dans le respect des droits légitimes de chacun, et de favoriser la bonne entente entre toutes les communautés».
Benoît XVI a évoqué le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme pour encourager aussi la «solidarité (...) entre les nations». Il citait à ce propos son discours à l’ONU, le 18 avril dernier.
«Après les douloureuses épreuves» de cette région, le pape encourageait «une coopération active» pour consolider «sa stabilité» et «la fraternité entre les peuples». Quant au «développement intégral» du pays, il doit «s’inspirer des valeurs morales universelles, qui permettent (...) de réaliser une société toujours plus juste et plus solidaire».
C’est pourquoi le pape en appelait à la «sollicitude» pour ceux qui «connaissent de nombreuses formes de pauvreté ou de fragilité». Pour ce qui est du rôle de l’Église catholique, le pape réaffirmait sa volonté de «contribuer au développement intégral de la société par ses œuvres d’éducation, de santé et de promotion sociale, que je sais appréciées de la population».
Source: catholique.org