Selon Boubacar Diassy, Journaliste bénévole de l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) au Sénégal, citant Monsieur Alioune Badara Bèye, «la culture islamique, notamment maghrébine jouera pleinement et entièrement le rôle qui lui est dévolu pendant ces manifestations». Ces dernières constituent les différents temps forts marquant le Festival mondial des arts nègres(Fesman). Lequel est prévu du 1er au 21 Décembre 2009 à Dakar. Mais pour cette troisième édition du Fesman, des manifestations se dérouleront concomitamment à Dakar et dans plusieurs autres régions du Sénégal.
Parlant des pays musulmans qui participeront effectivement aux festivités culturelles en question, M. Bèye citera entre autres «le Maroc, l'Algérie, la Libye et la Tunisie». Le coordinateur général du Fesman a ensuite insisté sur la participation de la Tunisie dont, à l'en croire, «le sud est composé de Noirs» jouissant d'une «culture riche». Si bien que selon lui, «nous avons besoin d'eux».
Le deuxième aspect de la participation des pays du Maghreb au Fesman, c'est que «nous avons besoin de leurs prières» a fait savoir M. Bèye.
L'autre volet de la présence des pays de l'Afrique septentrionale est que les organisateurs ont un message à leur lancer par rapport de la quintessence dudit Festival. «Nous avons besoin de les convaincre que ce n'est pas une manifestation païenne». Au contraire. «C'est une manifestation basée sur nos valeurs, c'est l'exhumation de nos valeurs, la diversité et la richesse culturelles ; on a besoin de sang arabe » a laissé entendre le coordinateur général du Fesman.
Justifiant l'option en tant que telle, M. Bèye ajoutera : «parce qu'à un moment donné de son histoire, le sang arabe a croisé le sang nègre». Ce qui fait que, justifie-t-il, «Senghor disait qu'il y a eu beaucoup de métissage biologique». En l'occurrence, c'est l'ancien Président du Sénégal Léopold Sédar Senghor qui créa et organisa en 1966 à Dakar, la première édition du Fesman.
Ainsi, du 1er au 21 Décembre 2009, ce sera au tour de la troisième édition de voir le jour. Cette édition sera précédée d'«un mini - festival en Décembre 2008» pour jauger «la capacité du Sénégal d'affronter la grande édition.» Une édition qui pourrait voir la participation des plusieurs dizaines de pays et nations du monde.