Outre ses entretiens avec les officiels saoudiens, M. Rafsandjani interviendra à la tribune de la Conférence internationale sur le dialogue interislamique qui débutera, mardi, en présence de plus de 800 penseurs du monde de l'Islam et des délégations politiques de plus de 50 pays musulmans.
M. Rafsandjani, faut-il le rappeler, a joué un rôle efficace dans la promotion des relations irano-saoudiennes, lorsqu'il occupait les fonctions de Président du parlement et de la République. Les relations entre Téhéran et Riyad ont connu des tensions, aux premières années de la victoire de la Révolution islamique, à cause des ancrages et des battages médiatiques des puissances étrangères et des provocations de Washington.
Des événements, comme la guerre imposée par l'ancien régime baathiste irakien à l'Iran suivie du soutien de certains Etats arabes, y compris, l'Arabie saoudite, à Saddam Hussein, dans les années 80, ont entravé des relations constructives entre Téhéran et les pays arabes de la région. Mais la donne a changé, dans les années 90, après la mise au jour de la nature de la politique agressive de l'Irak de l'époque, notamment, après l'invasion du Koweït.
A partir de là, les relations entre la RII et l'Arabie saoudite sont progressivement entrées dans une nouvelle phase pour se diriger vers une coopération bilatérale et régionale. Dès lors, les tensions ont disparu et laissé la place à l'entente de vue et à la confiance mutuelle. Ce processus s'est accéléré, ces dernières années, avec, notamment, la visite de l'actuel Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad.
L'Iran et l'Arabie saoudite, deux pays de poids dans la région et dans le monde de l'Islam, notent les analystes, jouent un rôle clé dans ces évolutions. Les relations de ces deux pays renforcent, indéniablement, les positions du monde musulman, face aux pressions, et neutralisent les complots ourdis contre l'unité interislamique.
Source: alterinfo