Ces médias, qui ont constitué un groupe intitulé "Campagne pour le Prophète", ont indiqué dans un communiqué qu'une attaque en justice avait "été enregistrée mardi auprès du procureur d'Amman contre le député néerlandais Geert Wilders".
L'avocat Tarek Hawamdeh, membre du comité légal de ce groupe, a précisé à l'AFP que la procédure se basait "sur la violation des lois de la publication, qui interdisent les insultes contre les religions et les attaques contre l'islam et les prophètes".
La même source a souligné que le procureur entendrait "mercredi les propos des plaignants et des témoins", exprimant l'espoir que cela mènerait à un ordre à comparaître à l'encontre de M. Wilders".
Il est toutefois peu probable qu'un tel ordre soit suivi d'effet.
Le député néerlandais d'extrême-droite a mis en ligne en mars son film de 17 minutes intitulé "Fitna" (discorde, en arabe), dans lequel il associe des images violentes d'attaques terroristes à Madrid ou à New York à des versets coraniques.
La Jordanie avait immédiatement condamné le film et des députés avaient appelé à la rupture des relations diplomatiques avec les Pays-Bas, dénonçant une "insulte" et un "amalgame".
La trentaine de médias jordaniens du groupe "Campagne pour le Prophète" avaient lancé un appel au boycottage des produits néerlandais, et réclamé la poursuite en justice de M. Wilders.
Le gouvernement néerlandais a pris ses distances vis-à-vis du film qui, selon le Premier Ministre Jan Peter Balkenende, "amalgame islam et violence" et "n'a d'autre but que d'offenser".
Ce film a été condamné par de nombreux pays musulmans.
De nombreux pays musulmans ont condamné le court-métrage, diffusé un mois après une nouvelle publication par des journaux danois d'une des caricatures du prophète Mahomet qui avaient déclenché de violentes manifestations dans le monde musulman en 2006.
Source: AFP