Selon Boubacar Diassy, Journaliste bénévole de l'Agence International de Presse Coranique(IQNA) au Sénégal, cette rencontre est à mettre au compteur du Congad, un consortium d'Organisations non–gouvernementales(Ong), très influent au Sénégal. La rencontre en question, un forum, a pour thème : «La concertation citoyenne pour le retour définitif de la paix en Casamance». Il a regroupé plusieurs dizaines de responsables des Ong, de personnalités étatiques mais aussi des journalistes.
La décision d'impliquer davantage et particulièrement les hommes religieux musulmans, à savoir les Imams et les Ulémas, procède de la proposition d'un des ateliers formés à l'effet de réfléchir de fond en comble sur comment résoudre de manière irréversible le conflit armé en Casamance. Laquelle souffre depuis le 26 Décembre 1982, d'une crise fratricide consécutive à un mouvement indépendantiste.
Si l'on en croit le coordinateur national adjoint du Congad, l'activité «a pu plancher sur les questions ayant trait à l'origine du conflit, à son évolution mais aussi à son impact sur la vie économique et sociale» de la région sud du Sénégal. Mais l'un des points focaux de ladite activité a été le fait que «pour la huitième fois consécutive, les hommes religieux, les Imams et les Ulémas et même les hommes du clergé ont été invités à redoubler d'effort» en direction de la paix en Casamance.
Monsieur Amacodou Diouf confiera que ces religieux ont été invités «à profiter de leurs sermons des vendredis et des deux ''A'ids'' pour exhorter les fidèles à des prières en faveur de la paix en Casamance ». Selon lui, la mobilisation et les prières des responsables religieux du Sénégal en faveur de la réussite, les 13 et 14 Mars dernier, du sommet de l'Oci, pouvaient continuer à cet effet.
«Nous invitons les religieux musulmans du Sénégal à maintenir cette vague de prières dans toutes les mosquées. Car, nous pensons qu'il y a cette dimension qu'il ne faudrait jamais oublier» a-t-il insisté poursuivant que «cette dimension est encrée dans l'aspect ethnosociologique de la crise».