La passe d'armes s'est conclue lundi soir par une déclaration du président du Conseil, l'ambassadeur roumain Doru Romulus Costea, qui a intimé l'ordre au représentant de deux ONG de s'abtenir de tout jugement de valeur sur une croyance ou une loi religieuse.
L'orateur des ONG, M. David Littman, a été interrompu par plus d'une quinzaine d'interventions furibondes et le débat a dû être suspendu pendant plus d'une demi-heure.
"L'Islam ne sera pas crucifié devant ce Conseil", a vitupéré le représentant de l'Egypte Amr Roshdy en menaçant de demander un vote du Conseil des droits de l'homme pour faire taire le trublion accusé d'islamophobie.
Le président Costea a alors suspendu la séance. A la reprise, M. Costea a assuré que le Conseil des droits de l'homme "n'est pas préparé à discuter à fond des questions religieuses: en conséquence, nous ne devons pas le faire".
"Je promets que la prochaine fois que l'orateur émettra un jugement de valeur sur une croyance religieuse, loi ou document (religieux), je l'interromprai et donnerai la parole à l'orateur suivant", a prévenu le président du Conseil des droits de l'homme.
Pourtant, "le Conseil des droits de l'homme est tout à fait qualifié pour évoquer la liberté de religion et de conviction", estime-t-on mardi dans les milieux diplomatiques européens un peu interloqués.
Source: AFP