Dès son arrivée sur le sol israélien, M. Sarkozy avait prévenu: "si je suis ici, c'est parce que je suis plus que jamais convaincu que la sécurité d'Israël ne sera vraiment assurée qu'avec la naissance du deuxième Etat, l'Etat palestinien"(!)
Selon lui, ce sont les Israéliens et les Palestiniens qui "seuls", peuvent faire la paix, même si la France et l'Union européenne dont elle prendra la présidence dans une semaine, peuvent l'y "aider". "Il ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation", a déclaré M. Sarkozy depuis la tribune de la Knesset, au deuxième jour d'une visite d'Etat en Israël.
"Une proposition existe, soutenue par de nombreux membres de votre Knesset, pour l'adoption d'une loi qui inciterait au départ les colons de Cisjordanie, moyennant compensation et relogement en Israël. Oui, il faut créer les conditions pour un mouvement!", a ajouté le président français.
Il a aussi affirmé qu'il "ne peut y avoir de paix si les Palestiniens ne combattent pas eux-mêmes le terrorisme". "Mais pas de paix non plus si les Palestiniens sont empêchées de circuler ou simplement vivre sur leur territoire", a-t-il poursuivi. Selon lui, l'instauration de la paix entre Israël et les Palestiniens requiert aussi "la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de deux Etats(!) et la garantie de la liberté d'accès aux Lieux saints pour toutes les religions".
C'est la deuxième fois qu'un président français s'exprime devant les députés israéliens, après François Mitterrand en 1982, qui déjà, avait plaidé pour la création d'un Etat palestinien.
Le président de la République doit également rencontrer, dans l'après-midi, au consulat général de France à Jérusalem-est, une douzaine de personnalités palestiniennes, avant de retrouver, mardi à Bethléem(Cisjordanie), le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Source: IINA