Par ce geste de réfection de la mosquée de Gorée, Salim Makki veut magnifier le dialogue islamo- chrétien. «L'île de Gorée est symbolique sur le plan historique. Elle est aussi plus symbolique sur le plan du dialogue islamo-chrétien, car les deux communautés y vivent avec harmonie.
C'est une vraie vitrine de ce dialogue. Je veux accompagner ce dialogue», déclare Salim Makki. L'homme s'est donné pour mission d'inculquer une nouvelle culture aux musulmans sénégalais. Une culture d'entretien des mosquées.
«La mosquée représente beaucoup de choses pour l'Islam, mais je vois qu'au Sénégal, il n'y a pas une vraie culture d'entretien et de sauvegarde des mosquées. Ces lieux de cultes sont un grand patrimoine pour notre pays.
Ils font parties de notre décor. Partout où vous allez au Sénégal, vous trouverez des mosquées. Donc, il faut les entretenir», estime Salim Makki qui avait commencé la réfection de la première mosquée dans le cadre du sommet de l'OCI. «C'était bien de faire des routes et hôtels et dans le cadre du sommet de l'OCI, mais il ne fallait pas oublier les mosquées.
L'OCI est née après l'incendie de la mosquée d'Al Aqsa de Jérusalem. C'est pourquoi avant le sommet, j'ai concentré mes efforts sur la réfection des mosquées. Par ce geste, j'entends aussi accompagner le président Wade dans son mandat de président en exercice de l'OCI», poursuit Salim Makki.
Aujourd'hui, l'homme qui ne compte pas s'arrêter en si bon chemin envisage d'autres actions toujours dans le cadre de la réfection des mosquées. «Je reçois des demandes venant de Pikine, des Parcelles, de Keur Massar. Je n'ai pas encore beaucoup de moyens. Je ne suis pas milliardaire, mais il ne suffit pas d'être riche pour faire du bien», ajoute-t-il.
La cérémonie de réception de la mosquée de l'île de Gorée est prévue vendredi prochain en présence du maire de Gorée. Cette cérémonie sera organisée sous le signe du dialogue islamo-chrétien.
Source: Le Soleil