"Le Conseil d'Etat ne précise pas ce qu'est +une pratique radicale de sa religion+. Ca laisse planer toutes les interprétations", a souligné à Mohammed Moussaoui, président du CFCM.
"Il aurait dit par exemple avoir constaté dans le comportement social(de cette femme) une incompatibilité avec le principe d'égalité des sexes, sans qu'il y ait le terme +pratique religieuse+, là ça aurait évacué l'ambiguïté", a-t-il ajouté.
Dans un arrêt du 27 juin révélé vendredi, le Conseil d'Etat a confirmé le refus d'octroyer la nationalité française à une Marocaine musulmane portant la burqa, en stigmatisant "une pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française".
La décision a été malheureusement saluée dans la classe politique. La secrétaire d'Etat Fadela Amara a prétendu que la burqa ressemble à "une prison, une camisole de force", parlant d'un signe "portant en soi l'absence totale de démocratie".
"C'est une pratique religieuse minoritaire et ce type de pratique existe dans toutes les traditions religieuses, n'est pas spécifique à l'islam", a dit Mohammed Moussaoui.
"Ce qui est étonnant, c'est que ça soit mis en exergue parce que ça concerne les musulmans. On a l'impression qu'on cherche dans les fonds de tiroir quelque chose à se mettre sous la dent dès qu'il s'agit de religion musulmane", a conclu M. Moussaoui.
Interrogé vendredi sur cette décision, le CFCM avait souhaité se donner le temps de la réflexion avant de réagir.
Source: Islamtoday