Le dialogue est une préoccupation de toute la Ouma

14:07 - July 18, 2008
Code de l'info: 1669579
Madrid(IQNA)- Dr. Rawane Mbaye, l’Universitaire musulman sénégalais, l’ancien Commissaire au pèlerinage à La Mecque fait partie des 200 «panélistes» de Madrid en Espagne où se déroule depuis mercredi 16 juillet dernier le «second round» du dialogue interreligieux initié par le Serviteur des deux Saintes mosquées, le roi Abdallah Ben Abdel Aziz Al Saoud, après celui de Makkah en juin dernier.
Interrogé en marge des travaux en huis clos hier, jeudi 17 juillet, le Dr. Rawane Mbaye trouve non fondée la critique formulée par certains médias occidentaux à l’encontre de l’Arabie saoudite et pense que le débat est ailleurs.
-Un dialogue interreligieux, pourquoi faire ?
-Le dialogue interreligieux est prôné depuis très longtemps à travers le monde, aussi bien au sein du monde musulman que celui chrétien. Il est vrai, un peu moins dans le monde judaïque. Toujours est-il que la nouveauté est à chercher certainement sur le fait que depuis l’avènement de la première conférence mondiale sur le dialogue entre les adeptes des religions révélées et non révélées à l’initiative du Serviteur des deux Saintes mosquées, le Roi Abdallah Ben Abdel Aziz Al Saoud, six semaines après la rencontre de La Mecque de juin dernier, nous voilà dans un pays, l’Espagne, essentiellement chrétien.
Les initiateurs de ce dialogue semblent en effet s’accorder sur le fait que les violences qui se développent à travers le monde, les différentes agressions contre l’homme et son environnement, tous les problèmes humains auxquels, la planète est confrontée ne trouvent point de solution jusqu’ici au niveau des peuples encore moins au niveau des décideurs politiques. Tous semblent complètement dépassés. Dès lors, ils estiment que seules les religions sont les derniers recours, voire les derniers remparts où s’abritent les faibles. C’est la raison pour laquelle, ils ont cru devoir faire appel à tous les directeurs de conscience appartenant aux différentes communautés religieuses du monde, quelles soient révélées ou pas, pour un échange fructueux, un dialogue constructif pour sauver le monde.
-Pour un chrétien, disent certains, «le dialogue est un lieu de révélation, un lieu de repère des semences du verbes». Partagez-vous une telle approche ici à Madrid ?
-Les communications ont été faites, certaines par de hauts responsables de l’Eglise catholique, d’autres par de dignes représentants du judaïsme. Du côté des autres religions, on semble jusqu’ici se contenter de l’écoute et de l’observation en ce deuxième jour de nos travaux. On écoute, on observe. Pour illustrer, c’est ce document très court de trois pages distribué dans la salle aujourd’hui(hier, jeudi 17 juillet Ndlr. Il nous montre le document) quasiment anonyme sinon signé par un dit groupe arabe du dialogue islamo chrétien qui énumère les conditions dans lesquelles, ce dialogue devrait se dérouler.
-Quelles sont ces conditions ?
-Le document parle d’une douzaine «d’articles» qui vont du respect mutuel à la non-agression etc. Une série de mesures pour encadrer tout dialogue à ce niveau. L’article 8, dudit document affirme en effet, que «les vrais musulmans ne franchiront jamais les limités de la bienséance vis-à-vis des autres religions».
Source: sudonline
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