Ehsan Ba'drani, professeur d'université à Damas, dans un entretien téléphonique avec les services internationaux de l'Agence iranienne de presse coranique, a déclaré que le Coran avait été révélé en arabe et que chaque mot de ce livre sacré avait une grande valeur pour les musulmans.
"Il ne faut donc pas le transcrire en phonétique pour aider les gens qui n'ont aucune connaissance de l'arabe car cela n'aidera en rien à la compréhension du texte qui exige de toutes manières, une connaissance de la langue arabe", a-t-il souligné.
Ehsan Ba'drani qui a un doctorat de langue arabe et de sciences islamiques, a précisé que Dieu était capable de révéler le Coran en d'autres langues ou en phonétique, mais Il l'a révélé en arabe qui est la langue de la pensée et de la réflexion, pour donner plus de valeur à ce livre, et faire de la langue du Coran, la langue de tous les peuples et de toutes les époques.
Ehsan Ba'drani, membre du Conseil pour le rapprochement des écoles islamiques, a aussi précisé qu'il était impossible de régler tous les problèmes de lecture par la transcription phonétique qui entraînait parfois des malentendus. "La mission de l'islam et la révélation en arabe, implique que les musulmans présentent les vérités et les enseignements de cette religion, au monde, par le biais de la langue arabe".
Le directeur du centre de mémorisation coranique "Al Assad" de Syrie, a poursuivi en précisant que la lecture et l'écriture coraniques ne pouvaient se faire qu'en arabe et qu'il n'était possible de comprendre le sens véritable des versets que dans cette langue, de plus la lecture en arabe du Coran, partout dans le monde, encourage l'unité et la proximité des musulmans, dans le domaine de la pratique culturelle et des règles religieuses, et dans leur vie quotidienne.
"Une transcription phonétique pourrait entraîner certaines erreurs sémantiques, des ajouts ou des retraits, et pourrait être un moyen pour les ennemis de l'islam, de porter atteinte à ce livre sacré. Le Coran en phonétique ne sera plus le livre sacré et éternel, car le Coran est uniquement le texte révélé en arabe. Les centres coraniques, dans les différents pays islamiques, doivent proposer des traductions qui fassent passer le sens et ne restent pas des traductions littérales. Un enseignement mondial de l'arabe semble utopique, car l'imposition d'une langue exige un pouvoir que les musulmans n'ont pas actuellement. Le seul moyen pour ceux qui ne connaissent pas l'arabe est d'utiliser les traductions qui ont pour but de faire comprendre les enseignements authentiques et miraculeux du Prophète suprême (SAWA), aux non arabisants. Les enseignements coraniques sont utiles pour toutes les races et tous les peuples. La traduction coranique est une des grandes responsabilités des musulmans. Ce livre contient tout ce qui est nécessaire dans le domaine des droits de l'homme et de la femme, à toutes les époques, et les musulmans ont le devoir de faire passer cet enseignement relatif aux droits humains. Dans la troisième partie de mon livre : «الثابت المتغير فی القرآن الكريم»,»( La solides et le variable dans le saint Coran), j'ai fait une étude des différentes traductions qui existent en plusieurs langues, qui montre que les musulmans n'ont pas vraiment réussi dans ce domaine, pour des raisons diverses. L'accès des Européens au Coran remonte à 400 ans, avec la première traduction en latin en 1054 de l'Hégire, par un prêtre espagnol, en Andalousie. Cette traduction n'a pas eu beaucoup de succès à cette époque, mais a été le début de traductions successives en plusieurs langues. Ces traductions avaient de grands défauts, car les traducteurs ne connaissaient pas bien l'arabe. Il s'agissait de traductions au mot à mot, car ils étaient incapables de comprendre et de traduire les sens profonds du Coran. Par exemple le mot «السماء», qui signifie le ciel, a été traduit de plusieurs façons, mais aucune n'était correcte, à cause de leur ignorance de l'arabe et des règles de lecture des versets.
Les musulmans doivent pouvoir transmettre ces sens en différentes langues, pour protéger ce miracle divin et éviter toute falsification, bien entendu comme le montre le verset 9 de la sourate "Hedjr", Dieu a promis de protéger Lui-même Sa parole :
«إنّا نحن نزّلنا الذكر و إنا له لحافظون
(En vérité c'est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c'est Nous qui en sommes gardien.)
"Les activités de traductions dans la République islamique d'Iran heureusement sont très développées, cela vient du souci des intellectuels et des responsables de ce pays pour l'enseignement de la langue arabe spécialement à l'université. Cela a permis l'épanouissement des aptitudes, nous avons beaucoup de lecteurs coraniques iraniens, qui jouissent d'une grande notoriété, même dans les pays arabes, et parlent l'arabe très correctement et très facilement" a-t-il déclaré.
Ehsan Ba'drani est prédicateur à la mosquée " Al Marabet" de Damas, membre de l'association des écrivains arabes et responsable religieux au centre de recherches stratégiques de Syrie. Il est l'auteur de plusieurs livres dans le domaine coranique et le domaine des sciences islamiques comme : «موسوعة الحب فی القرآن الكريم», (Dictionnaire de l'Amitié dans le saint Coran), «الثابت و المتغير فی القرآن الكريم», (La solides et le variable dans le saint Coran) «الثابت و المتغير فی السيرة و السنة النبوية»,( La solides et le variable dans la vie et la Tradition prophétique.)
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