L'Agence internationale de presse coranique a annoncé le décès le 5 août, suite à une longue et pénible maladie, de Mohamad Mahdi Fuladvand, écrivain iranien, traducteur et chercheur coranique.
Mohamad Fuladvand, né en 1920, était le petit-fils de l'Ayatollah Hadj Agha Mohsen Araki et le fils de Hossein Bakhtiari. Il fit ses études à l'école Dar-ol-Fonun de Téhéran et obtint un diplôme littéraire en 1938, avant de s'inscrire à l'université de droit de Téhéran. Des études qui ne l'intéressaient pas beaucoup, étant donné ses goûts littéraires et philosophiques qui le poussèrent à partir pour la France à l'âge de trente ans, où il entreprend des études d'art, de philosophie et de linguistique arabe, à l'université de la Sorbonne. Il poursuit ses études de doctorat à la faculté Al Sene Sharife et Al Salamieh, de l'université de la Sorbonne, et est contraint pour sa thèse sur Omar khayam, à faire de nombreux voyages à l'étranger, dans les pays européens et arabes.
Il devient membre permanent de l'Association littéraire des écrivains français et du club des poètes en 1960. Il a visité 120 fois le musée du louvres et participé à plus de 2000 conférences à la Sorbonne et au collège de France.
Revenu en Iran, en 1963, il devient professeur dans les universités d'art plastique, de théâtre, à l'école supérieure de littérature et de philosophie, et à la faculté des langues étrangères. Il enseigne successivement la pédagogie, la philosophie, l'esthétique, la littérature, le français et l'Histoire des religions et des civilisations. Il fut aussi membre de l'Association iranienne de philosophie et des sciences humaines, attachée à L'Unesco. Il crée en 1943, la première Association philosophique de Téhéran.
Le professeur Fuladvand qui connaissait parfaitement le français, l'arabe et l'anglais a publié plus de quarante livres, tous empreints d'une authentique philosophie islamique et loués par de grands écrivains français et les académies française, suisse et canadienne.
Sa traduction du Saint Coran en persan est une des plus importantes traductions de ces cinquante dernières années, qui a reçu de nombreux prix et qui sera certainement très influente au niveau international.
Il est aussi l'auteur d'un recueil de poésie de plus de 20000 vers, en persan, et d'un livre de poésie de 700 pages en français. Il a publié la traduction du recueil de poésie de Omar Khayam en 1960, "La femme dans la pensée divine", une traduction revue et corrigée des poèmes d'Omar Khayam, accompagné d'une biographie de cet auteur, un premier recueil d'esthétique, une méthode de traduction coranique en persan, une présentation de la poésie française, des traductions de livres arabes, "la création artistique dans le Coran", "le Coran et la génération contemporaine", une critique de la philosophie marxiste, "le voyage du doute à la foi" traduction d'un livre arabe, traduction des prières du Do'a Komeil en français et en persan, une traduction précise du Coran en persan, "dialogue avec deux physiciens", traduit du français, "la paix et le sabre", en français, pour la défense de la cohabitation pacifique, la traduction de Madame de Beauvoir, en persan, un livre sur khayam et sur Hafez, et une nouvelle traduction du Nahj-ol-Balaghe.
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