Pas d'autorisation en Egypte pour les publications coraniques iraniennes

9:02 - August 18, 2008
Code de l'info: 1677848
Téhéran(IQNA)- Après la Révolution islamique aucun accord n'a été établi au niveau culturel, entre les deux pays, et l'Egypte ne reconnaît pas officiellement les publications et les revues publiées par l'Iran.
L'Hojat-ol-islam Mohamad Hassan Zamani, attaché au service culturel de l'ambassade de la République islamique d'Iran en Egypte, lors d'un entretien avec les services internationaux de l'Agence internationale de presse coranique(IQNA), a déclaré que l'Egypte comptait 90% de musulmans et 10% de chrétiens : "La majorité des musulmans est sunnite et les chiites sont très peu nombreux. L'enseignement de l'école des Ahl-ul-bayt(AS) se fait de façon individuelle car aucun centre chiite n'existe dans ce pays. Après la Révolution islamique aucun accord n'a été établi au niveau culturel, entre les deux pays, et l'Egypte ne reconnaît pas officiellement les publications et les revues publiées par l'Iran. C'est pour cette raison que les revues coraniques publiées par l'Iran sont introuvables dans ce pays."
L'enseignement coranique fait partie des responsabilités du gouvernement de la République islamique, cela est la différence principale qui existe entre l'Egypte et l'Iran. Notre constitution a été rédigée en fonction des enseignements islamiques et les responsables, dans leurs décisions, se réfèrent essentiellement à l'islam et aux principes islamiques. Après la victoire de la Révolution, les enseignements islamiques sont entrés dans la vie individuelle, sociale et politique, et les gens sont plus ou moins au courant de ces principes.
L'encyclopédie coranique du centre de propagande islamique, et le projet d'une encyclopédie plus importante par le centre de recherches coraniques, sont deux exemples de ces activités dont nous ne trouvons aucune trace en Egypte. Nos activités coraniques sont supérieures à celles de l'Egypte, nous avons un grand nombre de commentaires coraniques par sujet, qui témoignent des réussites de la République islamique dans le développement de la culture islamique. Les services culturels de l'ambassade ont invité les grands lecteurs égyptiens pour l'arbitrage des compétitions coraniques, les cérémonies en l'honneur des lecteurs coraniques égyptiens, en Iran, et pour développer les relations culturelles et religieuses entre nos deux pays. L'invitation du maître coranique Aboul Aynayn Chahicha, aux compétitions internationales de lecture et de mémorisation, en tant que président du comité d'arbitrage, et l'organisation d'une cérémonie en l'honneur du défunt Cheikh Anvar Chahat, l'année dernière, ont été les deux importantes activités des services culturels de l'ambassade.
Avec la coopération du centre d'entraide et des donations islamiques, des livres sur la vie des grands lecteurs égyptiens ont été publiés pour que les musulmans dans le monde et les Iraniens aient une meilleure connaissance de ces grandes personnalités. Vingt anciens lecteurs coraniques ont été choisis et nous sommes en train de faire un travail de recherche, le livre sur Cheikh Raf'at sera le premier volume qui devrait sortir prochainement. Ce livre sera publié en persan et en arabe. Après les différentes biographies sur les lecteurs égyptiens, nous envisageons des biographies de ce genre, au sujet des lecteurs iraniens, pour les faire connaître dans le monde. Nous avons noué des relations très positives avec les commentateurs coraniques égyptiens, pour leur permettre de connaître les aptitudes qui existent en Iran, et nous espérons pouvoir préparer le terrain à des activités communes dans le domaine coranique, et utiliser ces potentiels pour le développement des sciences islamiques.
Les activités religieuses en Egypte entrent dans le cadre de certains règlements gouvernementaux, mais les activités coraniques sont libres et sous la responsabilité du ministère des affaires et des donations islamiques, avec l'accord du gouvernement égyptien. L'Egypte est un des pays qui a le plus grand nombre d'activités coraniques et est le premier pays au niveau historique, dans ce domaine. C'est l'Egypte qui, en premier, a créé une association internationale pour les lecteurs et les mémorisateurs coraniques, et organisait des compétitions coraniques qui était dirigées pendant des années, par le maître Abdol Basset. Actuellement c'est le maître Chahicha qui dirige l'association.
La mémorisation totale du saint Coran est une condition d'entrée à la faculté des sciences islamiques de l'université Al Ahzar, et dans les autres disciplines comme la médecine, les mathématiques ou les branches techniques, la mémorisation partielle est requise et poursuivie pendant les années d'études.
La majorité des médecins et des ingénieurs égyptiens connaissent par cœur le saint Coran. Le saint Coran est récité dans les lieux publics et les transports en commun, et la radio coranique est présente dans tous les magasins. Les égyptiens profitent de la moindre occasion pour écouter la lecture du saint Coran. Chaque jour un lecteur coranique réputé se rend dans une des grandes mosquées égyptiennes pour lire le saint Coran une heure avant les prières, ce programme qui dure depuis quarante ans, est diffusé en direct chaque jour dans le monde entier, par la radio coranique.
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