Cet événement annuel est organisé par l’Association musulmane du Canada(MAC) afin de rassembler les communautés de la grande région de la capitale nationale.
«L’activité permet aux musulmans de se réunir avec leurs concitoyens. C’est aussi l’occasion de montrer la diversité de la communauté musulmane», explique le dirigeant de l’organisation Présence musulmane, proche du MAC, Abourahman Kahin, qui a participé à plusieurs éditions du festival.
Des kiosques de divers pays à majorité musulmane, tels que le Djibouti, la Somalie, l’Algérie, l’Égypte, le Soudan, le Maroc, sont représentés lors de l’événement. «On a l’occasion d’avoir accès aux différentes cultures de ces communautés, que ce soit sur le plan artistique, sur le plan culinaire, sur le plan musical ou encore au niveau vestimentaire», souligne-t-il.
Le responsable de Présence musulmane fait remarquer qu’il est important que les gens prennent connaissance des spécificités de chaque culture. «Cela répond aussi au vœu des organisateurs de s’ouvrir à la population.» Abdourahman Kahin insiste sur le fait qu’il n’y a pas une culture islamique, mais des cultures.
«L’Islam, c’est la foi, mais la différence est nette dans les vêtements, l’art, la mentalité. Il nous faut combattre une fausse perception intérieure et extérieure. Un musulman n’est pas obligé de porter les costumes traditionnels», explique-t-il. Pour le responsable de Présence musulmane, «on ne peut pas construire une culture islamique, car c’est mettre en danger la diversité, c’est se fermer les yeux et se priver de l’apport de la diversité».
M.Kahin, qui annonce l’ouverture, au mois de septembre, de la première mosquée à Gatineau, est d’avis que la tenue de ce festival peut contribuer à jeter les ponts entre les différentes cultures de la région.
Source: expressottawa.ca