Alors que les mosquées voient le nombre des fidèles musulmans grandir en cette période du Ramadan, les marchés, à leur tour, ne se désemplissent pas, une situation qui provoque ainsi une forte demande des vivres.
C’est le cas au petit marché de Niamey, principal point de vente de légumes et de fruits, où les embouteillages se substituent à un branle-bas presque généralisé autour des étals de viande,de légumes et autres victuailles.
Parmi les denrées dont la consommation se renforce pendant cette période de jeûne musulman, on peut citer le sucre, la viande, les fruits, le riz et le lait. Au petit marché, comme dans la plupart des points de vente de la capitale nigérienne, le kilogramme de viande de bœuf (sans os) se vend à 2 100 FCFA alors que celle de mouton s’arrache à 2 500 FCFA.
«On ne peut quantifier le prix d’un animal avant qu’on l’abatte. C’est seulement après la vente de la viande que nous saurions si on roule à perte ou à bénéfice », explique Amani, jeune boucher.
Par ailleurs, indique Hadjo, la cinquantaine sonnée, « nous sommes contraints de vendre le kilo de poisson frais à près de 2 000 FCFA ». Selon elle, la corbeille de tomates fraîche se vend à 18.000 FCFA, alors qu’elle était à seulement 4 000 FCFA en début d’année.
Pour aider les consommateurs à accéder aux denrées alimentaires de base, durant le mois de Ramadan, le gouvernement nigérien a lancé, le 28 août dernier, une opération de vente à prix modéré du riz et du sucre, deux produits dont la consommation augmente pendant cette période.
Selon les explications fournies par le ministre nigérien du commerce Halidou Badjé, le sac de riz de 50 kg et le carton de sucre de 25 kg seront vendus au prix de 13.000 FCFA chacun pendant toute la période du mois de Ramadan sur toute l’étendue du territoire nigérien.
Source: APA