"Nous appuyons tous les efforts pour enterrer la discorde à Tripoli", la grande ville du nord du Liban, a affirmé M. Nasrallah dans d'un discours dimanche soir à l'occasion du mois de jeûne musulman du ramadan. "L'important n'est pas la partie qui parraine la réconciliation, l'important est d'empêcher l'effusion de sang à Tripoli", a dit le dirigeant du Hezbollah, fer de lance de l'opposition.
Au moins 23 personnes ont été tuées depuis le début des violences en juin à Tripoli entre sunnites partisans de la majorité et alaouites, ces derniers étant proches de l'opposition libanaise soutenue par l'Iran et la Syrie. L'influent dirigeant sunnite, Saad Hariri, se trouve à Tripoli depuis samedi pour sceller un accord de réconciliation entre les belligérants.
Nasrallah a réitéré son appel à rencontrer M. Hariri: "venez, que l'on s'assoit sans conditions préalables".
"J'ai déclaré que j'étais prêt à m'assoir avec lui, les divergences ne portaient pas sur le principe mais sur le lieu" de la rencontre, a encore dit Nasrallah, évoquant des problèmes de sécurité.
"Nous croyons que l'union du pays est l'un des facteurs majeurs qui renforcent la Résistance (Hezbollah) et qu'à l'opposé les dissensions et les conflits internes l'affaiblissent", a estimé Nasrallah.
"Nous sommes prêts à tourner la page du passé et à panser toutes les blessures. Nous sommes ouverts à tout dialogue", a-t-il souligné.
L'accord interlibanais de Doha qui a mis fin le 21 mai à une crise politique de 18 mois et permis l'élection du président Michel Sleimane - stipule la tenue d'un dialogue national sur les questions de litige entre majorité et opposition, notamment, le désarmement du Hezbollah.
Hassan Nasrallah, a déclaré que le dialogue national libanais devait être lancé aussi tôt que possible. Il a appelé toutes les parties dans le pays à prendre part à cette discussion qui devrait aborder en particulier la question des armes du Hezbollah. «Le Hezbollah est prêt à entamer un dialogue avec d’autres parties» a affirmé Hassan Nasrallah.
Source: iloubnan