Sept combattants étrangers figurent parmi les victimes de ce raid, mais leur nationalité n'a pu être établie, a-t-on appris auprès d'un responsable du renseignement pakistanais. Les six autres morts sont des civils.
L'attaque a fait en outre de quinze à vingt blessés, essentiellement des femmes et des enfants qui ont été transportés vers l'hôpital de la ville voisine de Miranshah.
Le village de Dandi Darpakheil, la localité visée au Nord-Waziristan, abrite une école religieuse, ou madrasa, fondée par Jalaluddin Haqqani, un ancien de la résistance afghane contre l'invasion soviétique.
Haqqani serait également lié aux services pakistanais du renseignement, notamment l'Inter-Services Intelligence (ISI). En juillet, le New York Times a rapporté que la CIA avait fourni au gouvernement pakistanais des éléments étayant ces soupçons.
De source militaire, on confirme que les missiles - dont le nombre varie de trois à six selon les témoignages - visaient sa madrasa ainsi qu'une maison lui appartenant.
A en croire l'un de ses fils, Haqqani était en Afghanistan au moment de l'attaque. L'ex-moudjahid, dont l'état de santé se serait dégradé, n'est plus aussi actif que par le passé, mais un autre de ses fils, Sirajuddin, qui était en compagnie de son père lors du raid, occupe une position importante dans le mouvement taliban.
Ces dernières semaines, les forces étrangères présentes en Afghanistan ont intensifié les raids aériens sanglants en territoire pakistanais, base arrière des talibans.
La semaine dernière, des commandos héliportés de l'armée américaine sont passés à l'action au Sud-Waziristan, ce qui constitue la première incursion connue de troupes américaines sur le sol pakistanais depuis leur intervention en Afghanistan, fin 2001.
Ce raid barbare a fait vingt morts, dont des femmes et des enfants. Il a suscité la colère des autorités pakistanaises, qui ont temporairement fermé une des routes permettant le ravitaillement des forces étrangères présentes en Afghanistan. L'accès a été rouvert, a annoncé lundi un responsable du ministère de l'Intérieur.
Toutes les forces étrangères se trouvant en Afghanistan n'y sont considérées que comme des troupes d'occupation par beaucoup des analystes politiques internationaux qui voient que la présence de celles-ci est illégitime dans ce pauvre pays .
Source: Islamtoday