Les chiites et les sunnites doivent défendre les intérêts de la communauté et lutter contre leurs ennemis communs

10:13 - September 27, 2008
Code de l'info: 1691934
Egypte(IQNA)- Yussof Gharzawi, président du Conseil international des ulémas, a de nouveau accusé les chiites de propager le Chiisme en Afrique, et a souligné que ses déclarations étaient un avertissement et une prédiction des dissensions qui menaçaient la communauté dans l'avenir!
Gharzawi sur le site d'information Alarabieh.net, a déclaré que ses avertissements sur la menace d'une extension du Chiisme, ne signifiaient pas une négligence de sa part vis-à-vis de la question de l'union islamique, car les chiites et les sunnites devaient réaliser les objectifs, défendre les intérêts de la communauté dans ce monde et dans l'au-delà, et lutter contre leurs ennemis communs.
"Les chiites travaillent à étendre leur domaine d'influence en Afrique, en Egypte, au Soudan, au Maroc, en Algérie et au Niger, en soulignant que le Chiisme était une des écoles islamiques qu'il est permis de suivre.
Il y a quelques années, nous n'avions pratiquement que des sunnites dans les divers pays musulmans, or nous sommes témoins actuellement d'une montée du Chiisme dans un pays comme l'Egypte, qui ne comptait pas un seul chiite, il y a vingt ans. Nous sommes aussi témoins de programmes et d'articles divers dans les journaux, cela est aussi ressenti au Soudan, au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Indonésie, en Malaisie, au Niger et au Sénégal. Si nous ne nous reprenons pas, dans quelques années, le Chiisme aura envahi les pays musulmans et cela aura de graves conséquences car les chiites dans les pays islamiques, réclameront leurs droits et cela entraînera des conflits entre les minorités chiites et la majorité sunnite, dans ces pays(!)"
Gharzawi a aussi demandé aux ulémas et aux intellectuels de régler les divergences entre chiites et sunnites, par le dialogue.
Il faudrait se demander si ce genre de déclarations de la part d'un religieux qui est aussi le président du Conseil international des ulémas, n'est pas une façon de mettre en danger l'union entre chiites et sunnites. L'union comme le dit le saint Coran, 103 Ale Imran: «وَاعْتَصِمُواْ بِحَبْلِ اللّهِ جَمِيعًا وَلاَ تَفَرَّقُواْ» est le secret de la réussite et le slogan principal des musulmans. De tels discours ne sont-ils pas dangereux pour cette union ?
Il est à craindre qu'il s'agisse de manœuvres de la part des ennemis et des hypocrites, pour attiser les dissensions et leur donner des occasions d'action. Il est temps que le monde de l'islam se réveille et prenne conscience qu'il est impossible d'avancer en suivant une politique d'apartheid.
Gharzawi avait auparavant accuser les chiites de mener une propagande organisée et bien financée, pour développer leur influence dans la communauté islamique.
L'Allameh Seyed Mohamad Hussein Fazlollah, Référence religieuse chiite au Liban, et l'Ayatollah Mohamad Ali Taskhiri, président du Conseil pour le rapprochement des écoles islamiques, avaient manifesté à cette occasion, leur opposition aux déclarations, jugées irresponsables, de Gharzawi.
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