"Ils savent que la mosquée a prouvé que ces actes sont contraires aux préceptes de l'islam. Ils justifient maintenant leurs actes par des convictions politiques", a-t-il ajouté. Le ministre a estimé que le citoyen a découvert la "supercherie" et qu'il n'est plus preneur de tout ce qu'on lui présente au nom de l'islam. "On a le devoir de dire que toute position qui n'émane pas de l'identité nationale algérienne est nuisible à son auteur et son environnement", a-t-il souligné. Au sujet des fatwas, M. Ghlamallah a rappelé que cela est du ressort des conseils scientifiques et que le Haut conseil islamique(HCI) se prononce uniquement sur les questions "sans antécédents" que lui soumet le Président de la République.
Il a souligné qu'en attendant la création d'une institution de fatwas au niveau national, ce sont les conseils scientifiques au niveau régional qui se prononcent.
A une question sur le contrôle des mosquées, le ministre a indiqué que "le mot contrôle ne veut pas dire mainmise", expliquant que "les imams sont libres s'ils respectent le consensus national autour de l'intérêt du pays".
"Certains(imams) sortent de ce contexte, profitant justement d'une marge de liberté. Mais si cette marge de liberté n'existait pas, il n'y aurait pas eu de création", a encore précisé M. Ghlamallah.
Evoquant par ailleurs l'évangélisme, le ministre a déclaré qu'"on doit renforcer notre immunité nationale", soutenant qu'il ne faut pas que l'Algérie connaisse la même situation qu'au Soudan, au Nigeria ou en Thaïlande".
"Chacun est libre d'être juif, chrétien[...], toutefois, appeler les gens à se convertir à d'autres religions, cela n'est pas acceptable", a-t-il dit.
Source: EL MOUDJAHID