Gérard Gachet, porte-parole du ministère, a déclaré vendredi soir à l'AFP que l'Intérieur avait demandé au préfet de l'Isère "d'intervenir" auprès du maire de Grenoble et de l'association "afin qu'ils reviennent sur leur décision" de tenir cette réunion.
Selon le ministère, l'abattage est "réglementé" et, si cette réunion avait lieu, il y aurait un "délit de complicité d'abattage illégal".
"Le ministère est ferme sur le respect de la loi en la matière", a indiqué M. Gachet.
Si, malgré tout, le maire et l'associaition "maintiennent leur décision, le préfet "prendra toutes dispositions" pour "interdire" cette formation "pour troubles à l'ordre public", a ajouté le porte-parole du ministère.
"La ville de Grenoble confirme l'autorisation donnée pour cette réunion", "compte tenu des vérifications réalisées auprès de l'association" organisatrice et "de la confirmation apportée sur le fait qu'elle s'inscrit bien dans le cadre de la réglementation sanitaire", a-t-on indiqué vendredi dans l'entourage du maire.
L'Association de sensibilisation d'information et de défense du consommateur musulman (ASIDCOM) et l'Institut de formation Vioscope présentent cette formation, organisée gratuitement mais réservée aux membres de l'ASIDCOM, comme "une première en France".
Elle vise à informer les musulmans sur la réglementation européenne de l'abattage, a assuré à l'AFP le président de l'association, Hadj Abdel Aziz Di Spigno.
L'Intérieur, a précisé d'autre part M. Gachet, a "sensibilisé" le Conseil français du culte musulman (CFCM) afin "de veiller à ce que les règles" concernant l'abattage "soient respectées".
La fondation Brigitte-Bardot a estimé que la réunion devant se tenir à Grenoble constituait une "véritable appel à l'abattage clandestin".
La loi française impose que les animaux "dits de consommation soient tués dans un abattoir par des professionnels agréés", a rappelé la fondation, ce rappel à la loi étant clairement évoqué par M. Gachet dans sa déclaration à l'AFP.
Source: AFP