"Le Cheikh Tantawi est devenu un outil politique, obéissant comme toujours, aux ordres du gouvernement", a dit le rédacteur en chef du journal jordanien Al Lava' qui a qualifié d'inacceptables les excuses présentées par le bureau du Cheikh qui n'aurait pas "reconnu" Simon Pérès.
"Même un enfant ne croirait pas cela", a-t-il dit, car Shimon Pérès est bien connu, de plus comment est-il possible de prétendre ne pas connaître ou reconnaître, le responsable du meurtre des femmes et des enfants de Palestine ?! Le Cheikh d'Al Azhar savait que les dirigeants du régime des occupants sionistes et Shimon Pérès, participaient à la réunion de New York.
Il n'aurait jamais dû, en tant que responsable d'un centre islamique aussi important, participer à cette réunion, organisée pour présenter au monde une image acceptable du régime israélien. Tantawi n'y a pas participé en tant que représentant des ulémas, des intellectuels égyptiens et de l'université Al Azhar, car ces groupes avaient manifesté leur vive désapprobation à l'annonce de ce congrès.
L'université Al Azhar, depuis des années, a toujours invité les musulmans à lutter contre les ennemis de l'islam, spécialement le régime illégal d'Israël, et a joué un rôle important dans la direction idéologique des musulmans. Le Cheikh Tantawi s'est éloigné de la ligne de conduite d'Al Azhar et a opté pour une voie nouvelle. Le doyen de l'université est désigné par le gouvernement, or il faudrait que ce soit les ulémas et les professeurs d'Al Azhar qui le désignent.
Tantawi était un fonctionnaire du gouvernement qui l'a choisi pour cette fonction. La responsabilité des musulmans ne doit pas être oubliée, les musulmans doivent s'unir et s'opposer à de telles actions ou les éviter, en suivant les prescriptions des ulémas et des politiques engagées et raisonnables", a-t-il déclaré.
Rappelons que la conférence internationale sur le dialogue religieux, s'est déroulée à New York, les 12 et 13 novembre, et que le doyen d'Al Azhar y a rencontré plusieurs invités dont le criminel de guerre, Shimon Pérès, dont il a serré la main. Cet acte a eu une grande répercussion dans les milieux islamiques. Les députés du parlement égyptien et des personnalités politiques et juridiques de ce pays, ont donné un communiqué pour exiger le renvoi de Mohamad Sayed Tantawi, du poste de doyen de l'université Al Azhar.
Son bureau a donné en réponse un communiqué où il était dit que Tantawi "n'avait pas reconnu" Shimon Pérès, au moment où il lui a serré la main, à New York.
L'ensemble des ulémas du parlement iranien, dans un communiqué, a critiqué la présence de Shimon Pérès à cette réunion, et ont violemment condamné la rencontre et la poignée de main entre le doyen d'Al Azhar et le chef des occupants sionistes, qu'ils ont qualifiées de crime impardonnable.
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