L’imam Mohamed Ahmed Cheikh Sall, qui a dirigé la prière, a mis l’accent, dans son sermon, sur l’unité nationale et la nécessité pour la communauté musulmane, toute obédience confondue, de taire les querelles d’école et faire preuve de tolérance en son sein. Selon le guide religieux, le débat qui a cours entre groupes religieux musulmans sur la manière d’effectuer la prière est inopportun et peut être source de discorde.
Les pratiques, dont il s’agit, opposent les adeptes de la station debout avec les mains croisées sur la poitrine aux autres qui soutiennent que la bonne position, c’est celle des mains balancées sur la taille, a-t-il précisé. Selon l’imam Sall, le Prophète Mohamed(Psl) lui-même ayant sacrifié à la prière dans ces deux positions, aucun groupe ou obédience ne devrait stigmatiser un autre pour cette raison.
Cette tolérance, a-t-il ajouté, devrait aussi valoir pour le sermon du vendredi dont certains(l’école malikite) défendent qu’il doit se faire uniquement en arabe, au moment ou l’obédience Shaafi préconise de s’adresser aux fidèles dans leur langue. Il doit en être ainsi également pour l’apparition du croissant lunaire, a-t-il indiqué pour laisser aux musulmans la liberté de choix dans le cadre des limites autorisés par l’islam.
L’imam a mis sur le compte de l’ignorance certaines formes d’intolérance. C’est pourquoi, il s’est félicité du travail remarquable de l’Ong dénommé Rassemblement islamique pour la culture et la paix (Ricp) qui œuvre pour l’éducation, la promotion de la paix et des valeurs islamiques.
Le Ricp, a-t-il indiqué, a misé sur la bonne option en réalisant le complexe islamique dont la grande mosquée fait partie et qui comprend également une école coranique et un institut supérieur en construction. Pour l’imam Mohamed Sall, par ailleurs fils du grand érudit Serigne Abass Sall de Louga, l’enjeu de taille qui doit polariser tous les efforts des fils du Sénégal, c’est de consolider l’unité nationale, avant de prier pour l’abondance et le développement du Sénégal.
Source: lesoleil